La Nouvelle Tribune

Hémicycle : Marcel de Souza parle des perspectives pour la construction de l’Aéroport de Glodjigbé

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Sur un budget estimé à environ à 11 milliards de francs CFA, plusieurs réalisations sont prévues au titre de l’année 2014, dans le département ministériel dirigé par le ministre Marcel de Souza. Au nombre de ces réalisations, figurent la construction de l’Aéroport de Glodjigbé dont la réalisation piétine toujours, depuis des années. Mais le ministre, au terme des travaux en Commission Budgétaire, est revenu de long en large sur ce projet gouvernemental.

Propos du ministre du Développement : «Je remarque que, lorsque je suis déjà passé pour le Budget Général de l’Etat, en ce qui concerne le PIP, puisque tous les ministères discutent avec moi de leurs projets, je remarque que ça été très dur, et les critiques ont été acerbes, surtout de l’opposition, car ils sont dans leur rôle, et nous avons eu des critiques mêmes personnels qui ont été acceptées. Nous avons accepté la chose, telle qu’elle se présente, mais ce soir, nous avons eu vraiment des discussions apaisées, très constructives, et nous souhaitons que ça soit toujours comme ça. Alors, dans ce cadre-là, ils ont voulu savoir ce qu’est devenu le projet de Glodjigbé. Nous avons expliqué que ce projet couvre 3.028 hectares, et qu’il y a trois communes qui sont concernées, de Calavi, de Zè et de Tori, et que nous avons engagé les procédures, le bornage a déjà été fait, même la phase contradictoire. Il reste à faire le dédommagement, et pour le faire, il faut d’abord prendre l’occupation du sol, c'est-à-dire, lorsque vous avez des terrains où il y a des bâtiments, où il y a des produits agricoles, c'est-à-dire lorsque vous avez cultivé par exemple, il faut qu’on évalue et qu’on puisse dédommager. Et c’est un projet qui, non seulement couvre l’Aéroport de classe internationale, mais également peut abriter des hôpitaux, des hôtels, donc c’est vraiment une nouvelle ville qui sera construite là-bas. Hormis ce projet, c’est depuis 1974, ils ont souhaité qu’on relocalise, mais j’ai dit que je suis venu trouver ce projet. Voilà un projet qui a mis beaucoup de temps, mais nous sommes en train d’avancer tout doucement. Mais, qu’est-ce que vous voulez, nous n’avons pas les moyens, donc il va falloir trouver ces moyens et réaliser ces projets-là». Ensuite, le ministre a aussi parlé des grandes possibilités dans les vallées du pays, notamment la Vallée de l’Ouémé : «Des tonnes de céréales, du point de vue riz, sorgho, mais… Voilà ce que nous pouvons produire dans nos vallées. Vous savez bien que, dans nos vallées, nous avons de grandes possibilités, mais ces vallées ne sont pas aménagées. Nous avons obtenu des financements, et en principe la Vallée de l’Ouémé, on pourra la mettre en valeur et ça pourra conforter la sécurité alimentaire et nutritionnelle du Bénin, et conforter également dans la sous-région notre qualité de puissance agricole régionale. Outre les centres Songhai, nous avons les Villages du Millénaire, pour lesquels on n’arrive toujours pas à apporter les fonds que le Budget National doit y mettre. Mais, nous avons à Banikoara et à Founougo A et Founougo B, les Villages du Millénaire pour lesquels le Japon nous a promis des ressources. Et il s’agit de réduire la pauvreté de moitié, d’ici 2015, dans ces régions-là. Dans ces deux régions, le projet consiste à donner de l’emploi à des jeunes, ensuite de réduire la pauvreté de moitié, de mettre les commodités, comme l’école, la santé, la production, les stockages, la transformation des produits, pour améliorer les conditions de vie de ces populations. Malheureusement, nous n’avons que 15.000 personnes dans cette zone, et nous attendons, puisque nous avons ciblé également 11 Villages du Millénaire à travers le Bénin. Nous avons fait une enquête sur les conditions de vie des populations, et nous avons vu quel est le département le plus pauvre du Bénin ; c’est l’Alibori. Quelle est la commune la plus pauvre, c’est Banikoara, et quel est maintenant le village le plus pauvre, c’est Founougo A et Founougo B, et Kandérou. Donc, nous sommes en train de faire des investissements et le suivi».