La Nouvelle Tribune

Refus d’entrer au gouvernement

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Pourquoi le G13 et le Madep ne parlent-ils pas des autres promesses de Yayi ? Des promesses plus intéressantes que leur présence au gouvernement auraient été faites aux formations politiques telles que le Madep et le G13 par le chef de la majorité au pouvoir. Mais les bénéficiaires n’en parlent guère et s’accrochent  à leur seul prétendu refus d’entrer au gouvernement.

Après le G13, c’est le Madep qui ce week-end a proclamé publiquement son refus d’être représenté dans le prochain gouvernement du président Boni Yayi. Par cette vague de mise au point, les responsables de ces formations ou regroupements politiques donnent l’impression de continuer par marquer leur désapprobation à la gestion faite du Bénin par le régime du changement. Mais ceci semble un leurre. Car ces acteurs politiques dans leur déclaration n’évoque guère les autres compromis et promesses sur lesquels les discussions entre eux et leur interlocuteur ont portés. Et pourtant, certains barrons du G13 marqueraient déjà leur retour sur la plate forme portuaire pendant que de fermes promesses de dédommagement auraient été faites au leader du Madep dans le cadre des négociations entreprises par le président de la République avec la classe politique béninoise. Ainsi, certains jeunes députés membres du G13, pourraient retrouver très prochainement une partie des privilèges qu’ils avaient perdus dans le système portuaire béninois notamment dans l’activité de la vente et de l’escorte des véhicules d’occasion depuis l’avènement du régime du changement à la faveur des grandes réformes opérées dans le secteur. Ce retour assimilable à celui du criminel sur les lieux du crime serait devenu de plus en plus évident au regard des derniers contacts que les intéressés ont eus avec le président de la République dans le cadre des négociations que celui-ci a entreprises à l’endroit des acteurs politiques qui lui sont désormais hostiles. Ces jeunes députés ont été aperçus par des habitants d’une localité en périphérie de la ville de Cotonou, en train de visiter un site fort assimilable à un espace de regroupement de véhicules en transit. Le leader du parti de « la coq » en revanche est moins sûr de retrouver ses marques d’entant au sein du capital d’une importante société d’Etat. Cependant, il ressort des confidences faites par certains milieux induits qu’il aurait reçu la promesse de devenir le nouveau propriétaire des parts que l’Etat béninois et une institution sous-régionale de développement s’apprêtent à céder dans le capital d’un établissement financier de la place. Alors pourquoi, se demande-t-on donc à raison, les responsables ou représentants du G13 et du Madep, lors de la proclamation publique respective de leur refus d’entrer dans le gouvernement de Yayi, ne se prononcent pas sur ces différents compromis ou promesses ?

Ludovic D. Guédénon