La Nouvelle Tribune

Election du maire d’Abomey-Calavi

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La Rb dénonce un holp up électoral
Après l’élection de Patrice Houssou Guèdè à la tête de la mairie d’Abomey-Calavi, la Renaissance du Bénin (Rb) est montée au créneau hier à son siège à Cotonou pour montrer le caractère honteux, illégitime et illégal de ce scrutin.

Selon les déclarations de son porte-parole, Epiphane Quenum, intimidations, violations de la loi, séquestrations de conseillers et autres actes peu orthodoxes des temps révolus ont permis aux Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe) et leurs alliés de circonstance de s’emparer de la mairie de la localité. Le conférencier n’a pas manqué de relever les autres dérives actuelles du gouvernement du président Boni Yayi qu’il regrette d’avoir porté au pouvoir en 2006.   

L’intégralité de la déclaration:

Mesdames, Messieurs les Membres du Bureau Politique et du Comité Directeur National de la RB,
 
Honorables Députés à l’Assemblée Nationale,
. Mesdames et Messieurs les Conseillers d’Abomey-Calavi, Chers Militantes, Militants et sympathisants du Parti, Mesdames, Messieurs les Journalistes,
Les évolutions de l’environnement social et politique enregistrées ces derniers mois sont sérieusement préoccupantes et se résument en une dizaine de caractères.
1. L’enlisement du pays dans des conflits politiques post-électoraux ; où depuis bientôt quatre (04) mois des Conseils communaux et municipaux élus n’ont pu être installés;
2. La crise de confiance à l’Assemblée Nationale qui vit un blocage de ses travaux depuis près de six (06) mois;
3. L’état de grèves perlées dans lequel s’enfonce le pays, il y a plus de six (06) mois;
4. Le cri de détresse des populations face à la cherté de la vie et la crise financière;
5. La gestion anti-sociale et anti-économique des grèves et des revendications des travailleurs;
6. La défiguration des institutions démocratiques constitutionnelles et des instances administratives de surveillance pour leur instrumentalisation et leur affaiblissement aux fins d’asseoir le régime dans des parodies de justice et des violations massives de la loi;
7. La restriction des libertés civiles et l’embrigadement des médias pour manipuler l’information et l’opinion;
8. La centralisation du pouvoir d’état et la militarisation du pays;
9. Le développement du clientélisme personnel et collectif;
10. L’émergence de la corruption politique avec le développement du trafic d’influence et des violations flagrantes de la loi, l’accord des faveurs et les irrégularités dans l’attribution des marchés publics, la recherche effrénée du contrôle de toutes les institutions et la fraude électorale.

Tout ceci précipite l’effondrement du système de changement avec la détérioration de plus en plus prononcée des relations: Pouvoir - Elu nationaux, Pouvoir - Société civile, Pouvoir - Syndicats, Pouvoir - Partis politiques.
Comme vous le voyez, la démocratie béninoise petit à petit est entrain de sombrer. C’est dans cette série de films lugubres et noirs qu’on doit classer le dossier l’installation du Conseil communal élu d’Abomey-calavi du lundi 1er  septembre 2008.
Cette installation a l’allure d’un film hollygan révèle un retour de l’ordre ancien et de sa mafia politique dont le modus operendus est connu:
. l’appareil à réviser les résultats des élections,
. l’achat de conscience,
 . le trafic du pouvoir.
Après les résultats des élections communales où la Renaissance du Bénin a sérieusement creusé l’écart avec les autres formations politiques obtenant directement la majorité de 20 Conseillers lui permettant de former seule le conseil exécutif d’Abomey-Calavi, la peur s’est emparée des instances dirigeantes des FCBE qui organisent une contestation des résultats en saisissant la Cour Suprême et en empêchant la première installation du Conseil communal, le mardi 03 juin 2008, par le biais de ses conseillers qui ont bruyamment protesté et renvoyé le représentant du Préfet.
Suites à la pression des populations et des élus nationaux qui ont dénoncé la magouille, la tricherie, la violation de la loi et l’Etat FCBE qui se mettait en place, les dirigeants de la FCBE demandent l’ouverture de négociations avec la RB aux fins d’obtenir le poste de 1er adjoint au,maire dans l’exécutif de la commune.
Au même moment, ils mettent la pression sur la Cour Suprême pour obtenir à la dérobée et d’une façon déloyale quatre (04) des sept (07) sièges dont ils voulaient déposséder la Renaissance du Bénin.
Le nombre d’élus manquant pour voler la Mairie d’Abomey-calavi à la RB n’ayant pu être donné par la Cour, le cap a été mis sur l’achat des élus à coût de millions (15 à 20.000.000 par élu) et les marchands d’hommes ont été mis aux trousses des élus de la RB, de l’Alliance le Réveil (AR) et de G13 qui étaient regroupés à l’Hôtel MANDELA dans la commune de Comè (Département du Mono). Certains élus qui se sont rendus au lieu d’exposition des appâts numéraires n’ont pas pu échapper à leur kidnapping et à leur mis en cage jusqu’à l’installation forcée et illégale du Conseil communal qui a abouti à l’élection de la honte du Maire.
Les éléments de l’illégalité et de la honte de cette élection sont patents:
1. Le quorum pour l’installation du Conseil communal n’était pas atteint car 14 conseillers avaient répondu présents à l’appel. Or, pour un Conseil de 37 membres, le quorum requis est 19 tel que disposent les lois 97-029 du 15 janvier 1999 et 2007-28 du 23 novembre 2007.

2. La décision de la Cour Suprême qui octroie les quatre (04) sièges de la Renaissance du Bénin aux FCBE n’existe nulle part. Or, pour avoir un caractère opposable, la décision de l’arrêt de la Cour doit être notifiée aux intéressés.
3. Tous les recours contre les élus communaux d’Abomey-calavi ne sont pas vidés tel que le recours de l’Alliance le Réveil contre l’élu FCBE à Akassato.
Au total, la Renaissance du Bénin conclut à un non lieu de l’installation du Conseil d’Abomey-calavi et dénonce la fraude, la tricherie, le mensonge, l’imposture, la corruption et le vol du pouvoir FCBE.
La RB exige avec vigueur et force le rétablissement de la légalité et le respect de l’expression du peuple.
La RB invite toutes les forces démocratiques à se mobiliser à ses côtés les jours à venir pour barrer la route à la nouvelle classe des voleurs politiques, des détourneurs de victoires électorales et des fossoyeurs de la démocratie.
Vive la démocratie!
Vive la Renaissance du Bénin!
Pour la Renaissance du Bénin, Le Porte-parole

Epjphane K. QUENUM


La Rb projette des marches contre Boni Yayi
La Renaissance du Bénin (Rb) a décidé d’aller par la manière forte pour arrêter les dérives du pouvoir du président Boni Yayi. Elle a envisagé des marches de protestation contre le chef de l’Etat et ses lieutenants, car selon le député Epiphane Quenum, trop, c’est trop. « Nous allons agir comme en 2003 quand on voulait nous arracher le logo de notre parti », a-t-il fait savoir. Pour ce dernier, le gouvernement a volé la victoire de son parti dans la commune d’Abomey-Calavi par la corruption et les actes d’intimidation. Pour prendre à témoin l’opinion publique nationale et internationale, la Rb entend faire descendre ses militants dans la rue pour dénoncer le holp up électoral opéré, lundi dernier.
 Pour montrer l’origine de ce coup, Epiphane Quenum a fait certaines révélations. Il a déclaré que lors d’un tête-à-tête à  la présidence de la République avec la conférence des présidents de l’Assemblée nationale, le chef de l’Etat a exigé le poste de premier adjoint au maire d’Abomey-Calavi, avant d’autoriser l’installation du conseil communal de cette localité. Niet ! a dit la Rb qui comptait sur sa victoire. A la rigueur, les Soglo lui ont proposé  le deuxième adjoint au maire. Pas question auraient rétorqué Fcbe . A en croire les propos de M. Quenum, les cauris ont mis la pression sur la Cour suprême pour avoir, même plus, ce qu’ils n’ont pas pu obtenir par des négociations. Ainsi, il a fait savoir qu’il n’a pas été surpris des résultats donnés par la Haute juridiction. Par rapport à tout cela, la Rb conclut que la démocratie est déjà mise entre parenthèses par le président Boni Yayi.


Jules Yaovi MAOUSSI