La Nouvelle Tribune

Contrôle de la mairie d’Abomey-Calavi

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Le G13 s’apprête à trahir Soglo
Le G13 ne fait-il pas le jeu des Forces cauris pour un Bénin (Fcbe) contre la Renaissance du Bénin (Rb) de Nicéphore Soglo dans la conquête de la mairie d’Abomey-Calavi? A analyser de près les événements de ces derniers jours, on est tenté de répondre à cette interrogation par affirmative. Depuis quelques jours, on parle de la séquestration d’un conseiller du G13.

Selon les informations recueillies de sources bien informées, une mission à Parakou lui a été proposée. Arrivé dans la cité des « Kobourous », il y a été gardé. Il  lui a été exigé sa procuration pour être sûrs de son soutien, lors de l’élection du prochain maire de la commune d’Abomey-Calavi. Cette situation ajoutée à la mise en scène entre le chef de l’Etat et les leaders du G13, au cours de la pose de la première pierre de l’échangeur de Godomey, lundi dernier, suscite des questions. La supposée séquestration dudit conseiller n’est-elle pas une manière du G13 de trahir stratégiquement les Soglo au profit du pouvoir en place ? Certainement, c’est ce qui se voit. Autrement dit, les Rachidi Gbadamassi, Issa Salifou, Cyriaque Domingo, Edmond Agoua et consorts veulent à coup sûr jouer au Ponce Pilate, après l’échec probable des Soglo dans la réalisation de leur rêve.A l’allure où vont les choses, la Rb aura du mal à avoir le conseiller du G13 à ses côtés, en raison du rapprochement de ce regroupement du chef de l’Etat, à la veille même du remaniement ministériel. Sur ce, beaucoup de choses se passent dans les coulisses. Les indiscrétions indiquent que le groupe de Rachidi Gbadamassi sera au gouvernement. C’est dire qu’il y a de quoi sacrifier les Soglo pour sauvegarder leurs intérêts. Cela ne devrait pas étonner les observateurs avertis de la scène politique nationale. Au-delà de tout, le G13 n’avait pas les reins solides pour résister à un pouvoir, parce que ses acteurs sont pour la plupart des hommes d’affaires à la recherche permanente de leurs intérêts. C’était tout, sauf un rassemblement basé sur une idéologie claire. Leurs dernières agitations ressemblaient à une stratégie pour mettre la pression sur le chef de l’Etat, afin que ce dernier puisse écouter le message de leur cœur. C’est dire que la Rb est mal partie pour avoir la commune d’Abomey-Calavi dans sa gibecière.

Jules Yaovi MAOUSSI


Tentative d’opposition à Boni Yayi :Les limites de la résistance du G13

Au fur et mesure que le mouvement du G13 prend de l’âge, certains citoyens s’interrogent sur la capacité de certains de ses acteurs à résister longtemps aux appels du pouvoir.
A tort ou à raison, certains  Béninois commencent a douter de la capacité de certains ténors du G13 à résister longtemps aux appels du pouvoir. Au-delà des déclarations et sorties publiques faites au cours de ce mois par certains des treize (13) députés frondeurs et qui prêtent à confusion, ces citoyens interrogent le passé respectif de chacun des élus concernés. Il découle, ont-ils noté,  de cet exercice que la majorité des députés constituant le G13 ont un passé et même un présent qui pourraient les affaiblir au cours du bras de fer ainsi engagé contre le président de la République, Boni Yayi et son système. Et pour cause ! Pour la plupart, les députés membres du G13, ont avant leur entrée en politique, évolué soit en affaires soit à la tête d’entreprises ou offices d’Etat notamment sous le régime défunt, celui du général Mathieu Kérékou avec les possibilités de compromission qu’on lui connaît. Ainsi, en dehors des deux à trois, qui  parmi eux présentent un parcours professionnel antérieur à leur mandat parlementaire, les députés du G13, jeunes pour la plupart ont forcément de quoi craindre qu’un jour ou l’autre, le pouvoir trouve le moyen de les faire chanter. Alors, on se pose la question de savoir, combien parmi eux seraient disposés à jouer au martyr, acceptant d’affronter le pouvoir quand celui-ci décidera de faire la lumière, soit la gestion de l’un à la tête de tel office d’Etat, soit sur l’implication de l’autre dans telle affaire économique ou encore la régularité d’une telle opération à laquelle l’autre aurait pris part ? La garantie que ces députés acceptent d’assumer leur passé fait souvent de compromissions et d’actes répréhensibles paraît trop faible. En cela, les conditions dans lesquelles, tous ont accepté en 2007 de remettre leur procuration afin d’aider Boni Yayi dans sa volonté de contrôler le bureau de la nouvelle Assemblée nationale sont encore fraîches dans la mémoire des Béninois et constituent une belle illustration de la faiblesse de certains parmi eux à résister au chantage et aux menaces de clarification de certains dossiers et affaires scabreux.  Car, à l’époque, rien ne pouvait permettre d’envisager un ralliement aussi rapide et aussi docile au camp du président Yayi qui durant toute la campagne électorale, a pourtant suffisamment nui à leurs intérêts.

Ludovic D. Guédénon