La Nouvelle Tribune

Un deuxième « mercredi rouge » timide

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De Cotonou à Abomey-Calavi, les populations ne semblent pas encore adhérer massivement au mouvement du « mercredi rouge ». C’est du moins, le constat effectué dans la journée d’hier, qui était pourtant le deuxième mercredi sensé être peint en rouge.

Une fois de plus, tout porte à croire que le message n’est pas encore compris des populations. Très peu de gens ont suivi le mouvement du Mercredi rouge à l’instar du mercredi dernier. Le constant fait, dénote, soit du manque d’information, soit d’une indifférence. Mais, il existe aussi des militants de l’ombre qui, bien qu’étant contre la révision de la Constitution, préfèrent ne pas s’afficher en arborant du rouge. Une position qu’ils justifient par un choix personnel. Toutefois, ils disent être de cœur avec ceux qui choisissent de s’exprimer par la couleur rouge.

Parmi les personnes habillées en rouge, que nous avons rencontrées, d’aucuns expliquent le fait par une pure coïncidence. Il n’y a qu’une minorité qui justifie son habillement par la contestation du projet de révision de la Constitution. A partir de ce constat, on se demande également si ce n’est pas le moyen de lutte choisi, c’est-à-dire se faire identifier par un habit rouge, qui dérange.

En posant la question à certaines personnes, au sein de la population, de savoir pourquoi le mouvement a du mal à prendre, on se rend compte que c’est la peur de se faire remarquer, et surtout la crainte des répressions, pour d’aucuns, et pour d’autres c’est un défaut de communication qui serait à la base de ce faible résultat.

Même si une seule hirondelle ne fait pas le printemps, certaines personnes, dans leur minorité, ont quand même osé mettre du rouge dans leurs tenues, un peu comme pour dire que la lutte continue, malgré la psychose semée, par endroit, par la peur de représailles. Ils espèrent que les autres rejoindront la dance, pour qu’ensemble leur voix se fasse entendre plus loin et plus fort.