La Nouvelle Tribune

Mouvance présidentielle

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De nouveaux mouvements de jeunes pour défendre Yayi (Déjà des écueils au démarrage)
De nouveaux mouvements de jeunes naîtront dans les prochaines semaines en République du Bénin en vue de rajeunir et de renforcer le soutien politique dont bénéficie le président Boni Yayi.

De nouveaux mouvements régionaux et nationaux seront bientôt portés sur les fonts baptismaux dans le cadre de la réorganisation en cours de la mouvance présidentielle. Ainsi plusieurs députés du groupe Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe) et cadres de la présidence de la République effectuent en ce moment des descentes à l’intérieur du Bénin afin d’échanger avec des jeunes identifiés pour constituer un bloc  de nouveaux jeunes leaders politiques autour du président Boni Yayi. Ces échanges et concertations préalables à la base sont si avancés dans la région nord du pays, ont indiqué ce week-end plusieurs sources induites au palais de la présidence à Cotonou, que le chef de l’Etat a reçu l’autre lundi une forte délégation de jeunes venus des départements du nord. A l’issu de leur entretien, un accord de principe aurait été obtenu du président de la République pour que la ville de Natitingou dans le département de l’Atacora abrite dans les plus brefs délais le congrès constitutif d’un grand mouvement de jeunes de la mouvance présidentielle des quatre départements du nord. Pendant ce temps les descentes à l’intérieur du pays se poursuivent et l’une des équipes était samedi dans la localité  de Glazoué dans le département des Collines pour préparer les jeunes à l’installation prochaine d’une structure décentralisée de soutien et d’appui politique à la mouvance.   

Quelques écueils à Cotonou et environs
A Cotonou et dans plusieurs autres localités des départements de l’Atlantique et du Littoral drainant souvent les départements du Zou et ceux du Mono-Couffo, l’initiative rencontre quelques écueils. Et pour cause ! Plusieurs anciens jeunes leaders qui ont mené jusqu’ici des combats aux côtés des forces politiques de la mouvance présidentielle trouvent dans cette entreprise la fin de leurs privilèges. Pour la plupart, ces jeunes sont soit casés à la présidence de la République, soit dans les cabinets ou directions techniques des ministères ou encore recommandés dans l’attribution des marchés publics. Ainsi ils redoutent à les entendre, qu’avec l’éclosion de nouveaux mouvements, ils soient jetés comme des malpropres et des peaux d’orange. Leurs craintes disent-ils sont si fondées qu’ils n’ont pour la plupart pas été associés aux concertations en cours pour la constitution de ces nouveaux regroupements de jeunes. Ils sont également conscients, ont-ils reconnu de la nécessité au regard des résultats sortis des urnes les 20 avril et 1er mai 2008 puis de la montée en puissance de forces politiques adverses, de réorganiser la troupe. Mais ils récusent la manière dont les émissaires supposés du chef de l’Etat procèdent. Car leur démarche pourrait mettre en péril l’union et l’élan national qui devrait normalement caractériser toute initiative de soutien à un président élu par tout le peuple et pour tout le peuple.

Ludovic D. Guédénon