La Nouvelle Tribune

Révision de la Constitution : la Convention patriotique des Forces de gauche dénonce une imposture

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Dans un communiqué rendu public vendredi dernier, la Convention Patriotique des Forces de Gauche (Cpfg) salue la vigilance de tous les démocrates, contre le projet gouvernemental de révision qui, selon elle, constitue manifestement une imposture de plus de la part du régime Yayi.

Aussi, la Cpfg appelle les travailleurs, la jeunesse et le peuple à se lever contre les conditions humiliantes qui leur sont faites par le pouvoir en place.

CONVENTION PATRIOTIQUE DES FORCES DE GAUCHE (CPFG)
COMMUNIQUE POUR ARRETER L’IMPOSTURE DE LA REVISION OPPORTUNISTE DE LA CONSTITUTION, MOBILISONS-NOUS !

La réintroduction du projet de révision de la Constitution soulève l’inquiétude et le rejet des travailleurs, de la jeunesse et du peuple tout entier qui y voient à juste titre une stratégie pour Boni YAYI de se perpétuer au pouvoir. De nombreux groupes appellent à cet effet à la mobilisation pour contrer le projet de révision de la Constitution. La Convention Patriotique des Forces de Gauche salue la vigilance de tous les démocrates contre le projet gouvernemental de révision qui est manifestement une imposture de plus de la part de Boni Yayi.

Mais la Convention Patriotique des Forces de Gauche estime que pour arrêter l’imposture, la mobilisation doit viser le départ de l’imposteur Boni Yayi. En effet, pour arrêter l’aboutissement du projet de révision, il y a, selon la loi, trois possibilités :

1. le retrait du projet du parlement par son initiateur, Boni Yayi ;

2. le rejet du projet par les députés faute de la majorité des 63 députés (3/4 des voix);

3. le rejet par le peuple au référendum du projet adopté au Parlement.

Face à la volonté du récidiviste Yayi, en l’absence du mandat impératif des députés, et avec la Lépi truquée au référendum, l’effort des citoyens contre la révision n’a de chance de réussir que si le pouvoir est ébranlé et remis en cause. Et au cas où l’on réussirait à atteindre le but et à empêcher la révision de la Constitution, l’histoire récente nous enseigne que rien ne garantit que le successeur, élu sur la base de l’actuelle Constitution ferait mieux ! Kérékou empêché nous a bien filé Yayi ! Et ce dernier peut bien, avec la Lépi truquée toujours en vigueur, nous filer un autre de ces experts des finances internationales !

 En effet Boni Yayi a commis tellement de forfaits, de crimes politiques, économiques et sociaux qui le discréditent de toute légitimité, voire de toute légalité à demeurer à la tête de notre pays. Il a ruiné le pays, achevé la destruction de l’Ecole. Des assassinats crapuleux d’ancien ministre, dame Bernadette Sohoudji, de professeur d’université, Sébastien Djènontin sont sans suite. Ne parlons pas des scandales réguliers dans les domaines économiques, politiques et sociaux : le coton, le Port, les logements sociaux à Lokossa, Parakou, Calavi, etc., le siège du Parlement, l’aéroport de Tourou, les villas de la CENSAD, les machines agricoles, ICC-Services, l’avion présidentiel, les frais d’escorte des véhicules d’occasion, l’affaire des GSM, l’affaire CNSS, les affaires des fonds spéciaux du Trésor, le pillage des entreprises publiques, les concours frauduleux de recrutement à la fonction publique, les attributions népotistes des marchés publics, les affaires de tentative d’empoisonnement et de tentative de coup d’Etat, le tripatouillage de la Lépi, les élections frauduleuses et le fameux K.O ; les menaces et violations quotidiennes des libertés : défalcations arbitraires des salaires pour fait de grève légitime, retrait du droit de grève aux douaniers, projet de loi antigrève au parlement, interdiction et répression des marches pacifiques, acharnement contre les journaux et journalistes d’opinion contraire à celle du pouvoir, privation d’accès équitable aux médias d’Etat par les partis et organisations non inféodés au pouvoir, etc.

Le pays est ruiné, étranglé. La mévente s’est installée dans les marchés. Les artisans manquent de commandes. Le chômage s’aggrave. La jeunesse est sans perspective. La Convention Patriotique des Forces de Gauche et ses organisations, notamment le Pcb, le Psd-Bélier, le CDP (Creuset pour la Démocratie et le Progrès) appellent par conséquent les travailleurs, la jeunesse et le peuple à se lever contre les conditions humiliantes qui leur sont faites par le pouvoir de Yayi et à se mobiliser …. ! Ce faisant, le peuple aura recouvré sa dignité et pourra imposer sa loi contre tout dirigeant futur !

Cotonou, le 28 juin 2013
La Convention Patriotique des Forces de Gauche