La Nouvelle Tribune

Evénements au parlement

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Le parti Uds sensibilise et  l’Ong Alcrer appelle à la vigilance
Le parti Union pour la démocratie et la solidarité (Uds) et une organisation de la société civile, Alcrer de Martin Assogba réagissent ici suite aux événements enregistrés la semaine écoulée au palais des gouverneurs à Porto-Novo. C’est à travers respectivement un communiqué de presse et une lettre ouverte à tous les députés que nous vous proposons de lire. 

Communiqué de presse
Le Bureau Exécutif de l’Union pour la Démocratie et la solidarité nationale (Ben/Uds) élargi aux députés et aux cadres du parti a tenu une réunion extraordinaire, le vendredi 15 août 2008 au siège du parti à Cotonou.
Cette réunion a été essentiellement consacrée à la question de l’organisation des Forces de la majorité présidentielle et à l’examen de la crise au parlement.
Abordant la question de l’organisation des forces de la majorité présidentielle, le Ben a approuvé les résultats de la rencontre ‘des Forces de la majorité présidentielle du 09 août 2008 au Plm Alèdjo à Cotonou. L’orientation générale retenue de transformer les Fcbe en une véritable alliance politique bien structurée apparaît comme l’option la plus adaptée à l’étape actuelle.
Analysant la crise qui secoue l’Assemblée nationale, le Ben/Uds s’est préoccupé du fait que le parlement béninois se soit aujourd’hui détourné de sa mission constitutionnelle. En effet, face à la situation d’inflation galopante des prix doublée d’une crise alimentaire et les mesures d’accompagnement prises par le gouvernement, il revenait à l’Assemblée nationale, exerçant ses prérogatives constitutionnelles, d’interpeller le pouvoir exécutif et d’organiser un débat d’envergure qui pourrait déboucher sur de pertinentes recommandations au gouvernement.
Le Ben/Uds déplore qu’au lieu de jouer ce rôle, la représentation nationale devienne le théâtre où s’observent des heurts et antagonismes entre honorables députés ainsi que le recours à des méthodes peu recommandables pour bloquer systématiquement les travaux parlementaires. Il est à craindre que ce comportement des honorables députés contribue à développer dans notre pays l’antiparlementarisme et conduise fatalement au déclin de l’Institution parlementaire, deuxième pilier du régime démocratique.
C’est pourquoi, le Ben/Uds lance un vibrant appel à tous les honorables députés, toutes tendances confondues, les invitant à prendre la pleine mesure de leurs responsabilités et à privilégier le dialogue et la concertation dans la gestion des dossiers que connaît l’Assemblée nationale.
Vive l’Uds !
Vive la Démocratie!  Vive le Bénin!
 Fait à Cotonou, le 15 août 2008.
Pour le Bureau exécutif national,

Le Premier vice-président
Antoine OUOROU BOUN 

Lettre ouverte
Cotonou le 15 Août 2008
Monsieur Martin ASSOGBA, Président de l’ONG ALCRER
A Tous les Citoyennes et Citoyens Béninois
Chers compatriotes,
Il est important que nous responsabilisions nos députés et hommes politiques sur le danger qu’ils veulent nous faire courir à partir de tout ce qui se passe depuis quelques semaines, voire quelques mois au sein de l’hémicycle. Face à la montée vertigineuse des joutes oratoires, les empoignades et autres prises de position, nous devons avoir des raisons de prendre peur et de prendre le peuple  béninois  et le peuple étranger vivant au Bénin à témoin en indexant les ennemis du peuple qui veulent mettre à mal notre Démocratie chèrement acquise depuis 1990.
Le peuple béninois ne permettra jamais à qui qu’il soit de faire basculer notre pays dans la violence à partir de la représentation nationale sous n’importe quel prétexte. La défense des intérêts du peuple ne se fait pas par le biais de la violence, mais plutôt par des débats d’idée à partir du recensement des besoins réels des citoyens que ces députés représentent à l’Assemblée Nationale. Des propositions de lois qui dorment depuis des années dans les tiroirs de l’Assemblée Nationale devraient être la préoccupation majeure de nos députés. Nous disons donc :
HALTE à la montée des scènes de violence inaugurées depuis quelques temps par nos députés qui se déshonorent à chaque session parlementaire en oubliant que le peuple a besoin des Lois pour améliorer ses conditions de vie face à la cherté de la vie. A voir le comportement de nos députés, on peut sans se tromper dire que la cherté de la vie ne les préoccupe en rien puisqu’ils gagnent facilement leur vie à partir de nos impôts et taxes. Cela n’honore guère notre pays. RESTONS PLUS QUE JAMAIS VIGILANTS et n’ayons de cesse de dénoncer les ennemis de notre peuple et de sa DEMOCRATIE.
  Le Président de l’ONG ALCRER
Martin ASSOGBA