La Nouvelle Tribune

André Dassoundo fait encore volte-face

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C’est le retour d’un autre enfant prodigue. Après Issa Salifou, Antoine Dayori, Edmond Agoua, Venance Gnigla, Valentin Houdé, André Dassoundo vient, une fois encore, de retourner sa veste.

Il referme la parenthèse Abdoulaye Bio Tchané et fait un spectaculaire retour au sein de la mouvance présidentielle. L’annonce a été faite le week-end dernier, lors du récent congrès de sa formation politique, le Parti pour la Solidarité, l’égalité et le développement (Psed). En faisant l’option d’un retour à la mouvance présidentielle, qu’il avait pourtant énergiquement combattue dans un passé très récent, André Dassoundo vient ainsi de changer deux fois de couleur politique, en seulement quatre années. Une véritable instabilité politique qui, même si elle n’est pas un record en la matière (car on en a vu d’autres), met une fois encore en évidence toute la souplesse du paysage politique national. Une tristement célèbre souplesse qui constitue un véritable talon d’Achille pour le développement du Bénin. S’il est vrai que chaque parti est libre d’avoir son opinion politique, il est tout aussi vrai que cette opinion doit être soutenue par une idéologie politique et une ligne d’action claire. Ou du moins, c’est ce que nous croyons.

Après cette virevoltante pirouette d’André Dassoundo, nous sommes tenté de lui adresser une petite question. La gestion de Boni Yayi qui était âprement dénoncée, il y a encore deux ans, a-t-elle été améliorée ? Cette étonnante façon des politiciens béninois de se payer la tête de leurs militants, en leurs faisant changer de bord aussi facilement, et sans raisons vraiment convaincantes, défie toute éthique politique. D’aucuns se demandent s’il faut toujours faire confiance à ces politiques qui s’efforcent, aujourd’hui encore plus que par le passé, de se tailler une réputation de girouette de la République. Quoi qu’il en soit, André Dassoundo, lui, vient d’opérer son nouveau choix. Il vient de rejoindre le rang des girouettes de la République. Il ne reste plus qu’à espérer désormais que le vent ne change plus de direction.