La Nouvelle Tribune

Garde républicaine

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La section motorisée totalement décimée
Depuis le mois de Mai, ils ne sont plus que sept (07) agents dans la section motorisée de la garde républicaine. Communément appelés motards, ces hommes qui ouvrent la voie aux cortèges officiels sont aujourd’hui en effectif réduit.
La cause est que la majeure partie (une vingtaine au moins) de ces agents est allée en stage. Ce qui  fait peser lourdement la tâche sur les sept autres restants. Sept jours sur sept, ces militaires mettent leur vie en danger pour permettre aux autorités de pouvoir circuler librement. Le cortège présidentiel, le déplacement des ministres, des députés, des ambassadeurs, des délégations étrangères invitées sont toujours escortés par ces éclaireurs. Ils sont ainsi soumis à un rythme de travail hors norme. Pendant des semaines, ils sont parfois éloignés de leur famille au service de la nation. Toute chose qui ne garantit pas une stabilité des foyers de ces agents. Malheureusement, faisant partie de la grande muette, ils sont astreints au silence. Une situation qui doit interpeller au plus haut point les autorités au sommet de l’Etat. Il est cependant de bon ton qu’on se rappelle que quelques mois après l’avènement du président Boni Yayi au pouvoir, il y avait eu une grogne au palais de la République. En effet, les membres de la garde républicaine s’étaient plein d’un trop plein de travail, puisque le Chef de l’Etat était très souvent en déplacement  à l’intérieur du pays. Ils étaient donc trop sollicités et n’arrivaient plus à avoir une vie de famille et pas du tout de repos. comme leurs collègues de la garde républicaine, ce sont les membres de la section motorisée qui sont surmenés et réduits à un infirme nombre qui ploie sous le travail. S’il est vrai que parmi les agents en stage, certains seront de retour dans les prochains mois, il est également nécessaire que l’effectif soit dès maintenant renforcé et qu’il y ait un emploi judicieux de ces hommes.

Benoît Mètonou