La Nouvelle Tribune

Gestion de la gare routière de Bohicon

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La mairie et les syndicalistes divisés
Le torchon brûle entre le collectif des syndicats des chauffeurs et le maire Luc Atrokpo. A l’origine de la brouille, un arrêté du maire portant  mode de gestion des gares routières dans la commune de Bohicon. 

Le 9 juillet dernier, le maire de Bohicon a pris un nouvel arrêté pour organiser la gestion des gares routières et parcs annexes et abroger le précédent. Ce qui n’est pas du goût du collectif des syndicats qui se disent écartés de la gestion des gares routières. En effet, selon la lettre circulaire 1044/MISD/DC/SG/DGAT/DAE-SATDR en date du 05 avril 2005, et les modalités pratiques de gestion dont sont convenues l’Association nationale des communes du Bénin et le collectif des syndicats des transporteurs et des conducteurs du Bénin,  l’organe de gestion des gares routières est le maire de la commune avec la participation du collectif ou de la fédération des syndicats. Ceci en application de l’article 89 de la loi n°97-029 du 15 janvier 1999 portant organisation des communes en République du Bénin dans le cadre de la décentralisation. La même lettre circulaire souligne que le maire devra mettre sur pied un comité communal et un comité de la gare routière. Les taxes perceptibles par  la mairie ainsi que le collectif des syndicats y sont aussi définies. Ainsi, la municipalité perçoit une taxe dite de stationnement qui s’élève à 100 F Cfa pour les véhicules légers et les lourds entre 500 et 5.000 Fcfa pendant que les cotisations syndicales  sont fixées par le collectif des syndicats.  Ce à quoi le maire Luc Atrokpo avait semblé donner réponse en créant le 23 mai 2007 une équipe de supervision des gares de Bohicon, composée d’agents de la mairie et des membres du collectif des syndicats. C’est la situation qui prévalait jusqu’au 9 juillet passé, quand le maire signe un nouvel arrêté. Outre les autres dispositions de ce texte, l’article 4 stipule que : ‘’les tickets de la mairie de Bohicon sont les seuls tickets reconnus pour être vendus sur les gares et parcs annexes de Bohicon’’.  Cet article interdit donc au collectif des syndicats de mettre en vente leurs tickets dont la recette sert à leur fonctionnement. Ce qui est contraire aux modalités pratiques de gestion dont est convenues l’Association nationale des communes du Bénin et le collectif des syndicats des transporteurs et des conducteurs du Bénin.  Le collectif des syndicats ne l’entend pas de cette oreille, de vives tensions prévalent désormais sur les gares et parcs annexes de Bohicon. L’une des parties a déjà saisi l’autorité préfectorale dont la décision est vivement attendue. Affaire à suivre.

Janvier Zocli