La Nouvelle Tribune

Fête nationale à Parakou

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Seulement deux grands souvenirs pour la ville
Après les cérémonies officielles commémoratives de la fête nationale qu’elle a abritées, la ville de Parakou retrouve progressivement son cours habituel que modifient cependant deux grands souvenirs qu’elle garde desdites cérémonies.

L’ambiance des cérémonies fastes de la fête nationale laisse peu à peu la place à l’évaluation et aux témoignages faits par les parakois sur ce qui en est ressorti. Visiblement, la ville de Parakou s’est débarrassée un peu trop vite des parures de fête pour retrouver son cours habituel. Ainsi, déjà mardi dernier, soit soixante douze (72) heures après la fin des festivités marquant le quarante huitième (48ième) anniversaire de l’accession du Bénin à la souveraineté internationale, Parakou renseigne difficilement sur ce grand événement qu’elle a abrité.

Deux réalisations en souvenir!
Cependant deux souvenirs matériels sont restés et les populations les apprécient diversement. Il s’agit d’une part de l’éclairage public notamment sur des tronçons réputés dangereux puis d’autre du bitumage d’un tronçon allant du bord de la route inter Etats Cotonou-Niamey au domicile privé du chef de l’Etat au quartier Gbinra de Parakou. Approché un peu après vingt heures, mardi dernier sur le tronçon carrefour Coteb-carrefour Hubert K. Maga à Parakou, un conducteur de taxi moto se réjouit de pouvoir circuler désormais même la nuit à cette partie de la ville « grâce aux lampadaires installés à la faveur de la fête du 1er Août ». Sinon, a-t-il confié, « plus aucun zémidjan ne circulait ici après dix neuf (19) heures à cause des malfrats qui profitaient de l’obscurité pour commettre leur forfait et rentraient dans cette forêt ». Une forêt constituée d’arbres de teck et de caïlcédra située le long du tronçon et ceinturée par deux autres grandes voies en plein cœur de Parakou et qui depuis plusieurs années sert de refuge aux malfrats. A l’instar de ce tronçon donc, le principal par lequel tout étranger venu de la côte méditerranéenne entre à Parakou, plusieurs autres artères aussi bien principales que secondaires de la ville sont désormais éclairées les nuits. Mais à propos de la deuxième grande réalisation, la voie bitumée conduisant au domicile privé du président de la République, les avis et appréciations divergent. Pour certains, plusieurs autres grandes artères de la ville auraient pu être réfectionnées avec la diligence que celle qu’ils ont vu présider à l’exécution des travaux de bitumage du tronçon du chef de l’Etat. En revanche, des voisins du chef de l’Etat et autres résidants du quartier Gbinra disent être heureux de la construction de cette infrastructure par laquelle leur quartier autrefois périphérique change de visage.

Ludovic D. Guédénon