La Nouvelle Tribune

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{ic_doc}{/ic_doc}« La conception du G13 a évolué »

Depuis son lancement en décembre 2007, le concept du G13 a, selon, l’un de ses initiateurs évolué au point qu’il s’agit aujourd’hui beaucoup plus de veiller à la survie de la démocratie béninoise.

A son lancement en décembre dernier, le mouvement du groupe des treize députés alliés de la mouvance présidentielle dénonçait certes le non respect d’un accord politique consacrant à ses membres certains privilèges. Mais aujourd’hui, « le concept a évolué » a annoncé hier dimanche sur l’émission « Cartes sur table » de radio « Océan Fm», l’un des initiateurs, Saka Fikara, premier questeur de l’Assemblée nationale. Ainsi, la question des postes conformément à l’accord de législature est dépassée au sein du G13 à en croire M. Fikara qui estime qu’il est urgent de remettre la démocratie béninoise sur les rails. Car, s’indigne-t-il presque, « cette démocratie est cassée » du fait, souligne-t-il du « non respect par le chef de l’Etat des lois de la République ». Il n’en veut pour preuve, a-t-il rappelé que l’étonnement du chef de l’Etat face à l’affaire Dayori, les pressions faites par le pouvoir sur certains citoyens dans les régions du nord pour les obliger à rester solidaires à la liste « unique » de candidatures aux élections locales prochaines. Sur ce dossier précis, l’invité de Hospice Houénou de Dravo a cité les cas de Kandi, Karimama, Bembéréké et consorts où certaines personnes « ont été jeté en prison parce que, initiant une autre liste de candidatures et d’autres ont été contraints de voyager hors du territoire national pour ne revenir qu’à l’issue du scrutin ». Toutes ces exactions ni toutes les autres tentatives de division du G13 n’émeuvent guère ses membres a rassuré hier M. Fikara qui martèle que « le G13 est une force qui existe et qui existera ».


« Quand le chef de l’Etat viole

les règles …»

La violation des règles et lois de la République est, selon M. Fikara devenue monnaie courante sous le présent régime. Ainsi, obdserve-t-il, « le chef de l’Etat passe actuellement d’arrondissement en arrondissement pour faire campagne alors que la période de la campagne électorale n’est pas encore ouverte ». Aussi, l’invité est-il remonté à la désignation des membres de l’actuelle Cena et de l’élection de son bureau pour rappeler les intentions et actes du chef de l’Etat par lesquels il voulait « contrôler » cet organe. Les mêmes pratiques ont eu cours a-t-il dénoncé dans le processus de désignation des membres de la prochaine Cour constitutionnelle pour laquelle, a affirmé M. Fikara « le chef de l’Etat a désigné les sept membres ».

Piètre bilan pour les 24 premiers mois du règne Yayi ?

A travers l’appréciation des grands chantiers ouverts depuis le 06 avril 2006 et l’initiative des micro crédits aux plus pauvres, le député de l’Alliance du renouveau (Ar) trouve le bilan des deux premières années du régime Yayi non satisfaisant. 80% des grands travaux en cours ont été initiés à l’en croire sous le régime défunt du général Mathieu Kérékou. Et prenant les exemples du passage à niveau de Houéyiho à Cotonou et surtout de la construction de la route Dangbo-Adjohoun-Kpédékpo et consorts où précisément trois visites successives du président de la République assorties chacune de grandes promesses fermes n’ont pu rien améliorer, M. Fikara n’a eu à crier qu’un désarroi. Quant à la mise en place des micro crédits aux plus pauvres, non seulement elle constitue une programmation de la mort des institutions régulières de micro finance, elle donne lieu selon M. Fikara à des violations des règles budgétaires. Ainsi, dénonce-t-il, « ces crédits sont distribués dans des églises et autres endroits non indiqués donnant parfois lieu à des actes d’escroquerie ».

Ludovic.D. Guédénon