La Nouvelle Tribune

Padme

Espace membre

{ic_doc}{/ic_doc}Un nouveau bras de fer ?

Le dossier Padme continue de susciter des interrogations en dépit des explications fournies de part et d’autres par les différents protagonistes. Après l’étape des explications, un nouveau feuillon s’ouvre ce jour. Le gouvernement décide de passer à l’action par la réouverture ce jour des portes du Padme restées clauses depuis la naissance de la crise. Le personnel ayant pris fait et cause pour le directeur général, René Azocli , démis de ses fonctions par le conseil des ministres, a déserté les bureaux et n’entend reprendre le travail que lorsque son chef sera réhabilité. Ces agents sont restés d’autant plus fermes sur leur position qu’ils ont boycotté la rencontre initiée par la ministre en charge de la micro finance dont l’objectif était de les rassurer sur les intentions du gouvernement. La question qui s’impose actuellement est de savoir si les agents du Padme vont répondre au nouvel appel du gouvernement. Vont-ils céder aux menaces voilées contenues dans les dispositions envisagées par le pouvoir qui envisage de les faire remplacer s’ils n’acceptaient pas de reprendre service ? Ce jour reste donc un tournant déterminant dans le développement de ce dossier. Car si les agents restent campés sur leur position, il reviendra sûrement au gouvernement de prendre la difficile décision de pourvoir à leur remplacement. Saura-t-il aller jusqu’à cette extrémité ?

En entendant de le constater, les débats vont toujours bon train sur ce dossier dans lequel il est reproché au gouvernement de s’acharner sur le directeur général juste pour se donner les prétextes de le faire remplacer en vue de nommer à sa place un des siens. Pendant ce temps, certains s’offusquent de l’attitude du personnel. Ces derniers se demandent pourquoi les agents s’accrochent si tant à défendre le directeur général du Padme limogé alors qu’a priori leurs emplois à eux ne sont nullement menacés ?

 

Alain C. Assogba