La Nouvelle Tribune

Crise à la Ccib : le Chef de l’Etat emmène les différentes parties au consensus

Espace membre

Comme annoncé, en urgence avant-hier, le Président Boni Yayi a rencontré les différents protagonistes de la crise qui bloque la fin de la transition et l’élection d’un bureau normal à la tête de la Chambre de commerce et d’industrie du Bénin. La rencontre s’est soldée par un aplanissement des divergences. Compte rendu.

Tous les protagonistes de la crise à la Chambre de Commerce et d’Industrie du Bénin (Ccib) ont répondu présents, hier, à l’appel du Chef de l’Etat. Le comité spécial transitoire, la commission électorale consulaire et les contestataires étaient tous au Palais de la Marina, sur demande du Président Boni Yayi. Objectif : trouver une solution consensuelle au blocage observé dans le processus électoral au niveau de l’institution consulaire. Cette séance d’échange Yayi-protagonistes de la Ccib, s’est tenue en présence de certains membres du Gouvernement et du ministre du Commerce, Marie-Elise Gbèdo, en charge du département de tutelle de la Ccib.

Sur le même sujet : Nouvelles réformes à la Ccib : les opérateurs économiques de l’ouémé-plateau menacent de saisir la Cour Suprême

Selon le compte rendu de la presse présidentielle, diffusé par les télévisions de la place, après environ trois heures d’échange, le Chef de l’Etat a réussi à emmener les différents protagonistes  sur la voie du consensus. La ministre Gbèdo, qui s’est confiée à nos confrères de l’Ortb, Canal 3 et Golfe télévision, est revenue sur les différents points de consensus.

Solutions?

Les «irrégularités» à la base du blocage du processus électoral sont multiples. On retient, d’abord, le processus de désignation des représentants des sous-secteurs du commerce, de l’industrie et des services, dans la commission électorale consulaire. Un processus de désignation dont se plaignent les contestataires. Il y a ensuite la polémique autour du recensement des opérateurs économiques ayant au moins deux ans d’expérience. Et enfin, les griefs des contestataires contre le secrétaire général de la Ccib, qui est le premier rapporteur de la commission électorale consulaire.

Comme solution, il a été décidé, selon la ministre Gbèdo, que les opérateurs économiques des secteurs de l’industrie, du commerce et des services, auront rigoureusement une rallonge de dix jours pour désigner à nouveau leurs représentants au sein de la commission électorale consulaire. Pour  ce qui est du recensement des opérateurs économiques, la ministre du commerce a martelé que les articles 04 et 60 des statuts de la chambre consulaire seront appliqués. Ainsi, les opérateurs devront fournir le casier judiciaire et le récépissé des impôts. Autre précision de taille à ce niveau : «Désormais, on prend en compte l’année civile et non l’année fiscale.»  Les contestataires ont introduit un recours au niveau de la Cour Suprême sur les irrégularités constatées dans le processus. Sur demande du Chef de l’Etat, «ils ont accepté de retirer leur recours», informe Marie-Elise Gbèdo. Espérons que chacun des protagonistes ne cherche plus à tirer le drap vers son coté, dans la mise en œuvre de ces «solutions consensuelles.»