La Nouvelle Tribune

Aggravation de la cherté de la vie

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De nombreuses plaintes contre la douane dans le Septentrion
Une délégation du ministère de l’industrie et du commerce est actuellement  en tournée dans le nord. L’objectif de cette descente sur le terrain est de sensibiliser les populations et économiques et proposer des solutions sur la cherté de la vie dans le monde et au Bénin. De  Parakou à  Kandi en  passant  Malanville, N’Dali, Banikoara, Djougou et  Natitingou,  les uns et les autres n’ont pas fait de cadeau aux douaniers.

Ils ont été accusés d’escroquerie, de trafic d’influence, de faux et usage de faux sur les routes. Par cette manière, les hommes d’affaires de cette région du Bénin ont révélé que la douane contribue par ses pratiques peu orthodoxes à la cherté de  la vie. Comment? Il a été indiqué qu’il faut payer des frais supplémentaires sur des marchandises provenant de Cotonou à cause des tracasseries douanières sur toute la ligne. « Je paie 20000f ici, 300000f là-bas et autres sur la route avec mes marchandises avant d’arriver à destination», a déclaré un commerçant à la délégation ministérielle à Malanville, désabusé par la situation. Comme lui, beaucoup se sont plaint des douaniers. Selon leurs explications, cet état de choses contribue à l’aggravation de la crise alimentaire dans le septentrion dans la mesure où l’opérateur économique est dans l’obligation de fixer le prix de vente des produits sur les marchés en fonction de leur prix de revient. En conséquence, les hommes d’affaires de la région septentrionale du pays soulignent qu’ils préfèrent aller au Togo proche  d’eux pour mener leurs activités. Ce problème fait qu’aujourd’hui  la  plupart des marchés du nord sont approvisionnés par des marchandises provenant de l’ouest du pays. En dehors de cela, Ce qui fait crie au scandale et demande aux autorités et particulièrement au chef de l’ Etat de prendre des mesures nécessaires pour discipliner les douaniers sur les routes. La délégation du ministère de l’Industrie et du commerce conduite par son directeur de cabinet adjoint, Joseph Ouaké, a rassuré les uns et les autres des dispositions qui se seront prises pour corriger les tirs. Selon ses déclarations, cette situation ne doit pas perdurer.

Jules Yaovi MAOUSSI