La Nouvelle Tribune

Le député Eric Houndété dénonce la violation de la loi sur la corruption par le Chef de l’Etat

Espace membre

Les questions de l’envoi de cinq anciens ministres devant la Haute Cour de Justice et de la bonne gouvernance ont été au cœur d’un débat contradictoire, hier jeudi 28 Février, sur la chaine de télévision Canal3.

Et pour en débattre, deux protagonistes : Eric Houndété, député de l’Union fait la Nation (Un) et Nouhoum Bida, député des Forces Cauris pour un Bénin Emergent (Fcbe).

La question de la bonne gouvernance, la campagne cotonnière 2012, l’envoi de cinq députés devant la Haut Cour de Justice, la loi sur la parité…,  Les députés Eric Houndété et Nouhoum Bida, chacun défendant son camp, ont fait le tour des sujets brûlants de l’actualité, hier, sur la chaine de télévision Canal 3. C’est à un Eric Houndété serein et égal à lui-même, maitrisant son sujet face à un protagoniste de débat, le député Nouhoum Bida, agité avec des expressions peu courtoises et fiché sur des allégations «déjà connues» propres aux Fcbe, qu’on a assisté hier. En effet, pour le député des Fcbe, l’envoi des anciens ministres devant la Haute Cour de Justice est la preuve de la volonté du régime en place de faire de la bonne gouvernance son cheval de bataille. Et d’ailleurs, «nous avons œuvré à doter le Bénin d’une loi contre la corruption et d’une charte de bonne gouvernance», a affirmé l’honorable Nouhoum Bida. «Cela ne suffit pas..!», a rétorqué le député Eric Houndété. Il affirme que le Chef de l’Etat est  le premier à violer ladite loi sur la corruption. A preuve, «il a utilisé les fonctionnaires de l’Etat pour cultiver son champ de coton de 100 hectares au cours de la campagne cotonnière écoulée, alors que la loi sur la corruption interdit l’exercice d’autres activités parallèles par un fonctionnaire», a-t-il déclaré, entre autres. Mais le camp averse n’a pu trouver d’argument solide pour convaincre du contraire.