La Nouvelle Tribune

Cité dans le rapport du dossier Noudégbessi : le 1er questeur Débourou déclare que sa signature a été falsifiée

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L’examen en plénière, le vendredi dernier, du dossier de poursuite de l’ex-ministre de l’environnement et de l’urbanisme, François Noudégbessi, dans le cadre de la construction du nouveau siège de l’Assemblée Nationale, connait de nouveaux rebondissements.

Le premier questeur de l’Assemblée Nationale 6è législature, Mama Djibril Débourou, membre de la commission d’attribution des marchés pendant cette opération, a été nommément cité dans le rapport produit par la commission des lois. On lui aurait reproché d’avoir signé un document au cours d’une séance de travail à laquelle il aurait participé dans ce cadre au siège de la SERHAU Sa. Faux ! Rétorque t-il. Ce dernier a balayé du revers de la main ces informations qui entachent sa crédibilité. « Ma signature sur ce document a été falsifiée (…) » déclarait-il le vendredi dernier en plénière au cours du débat général sur le dossier. Il explique alors aux collègues ce qui suit « monsieur le président, je vais rappeler ici à tous les collègues que j’étais le représentant de l’Assemblée Nationale dans la commission d’attribution des marchés pendant cette opération. Les premières attributions, à mon avis se sont passées sans anicroche, je ne suis pas allé dans les textes pour savoir si ce qui se faisait était réglementaire ou pas, mais je n’étais pas là pour justement aller au fond des dossiers ou s’il faut faire l’exécution des marchés, mais pour attribuer les marchés. Lorsqu’il s’était agi du lot 3, aluminium, vitrerie et menuiserie, les discussions qui se sont engagées entre nous ont été tellement vives que j’ai claqué la porte de la SERHAU Sa. Quand la conférence des présidents a invité le ministre François Noudégbessi à l’Assemblée Nationale avec tous ses cadres, j’ai été amené à prendre la parole pour dire publiquement dans quelles conditions j’ai été obligé de quitter de ma propre initiative… ». Il a ajouté qu’il n’a jamais apposé une quelconque signature au bas d’un document puisqu’il aurait claqué la porte avant même la fin de cette réunion.