La Nouvelle Tribune

Sortie médiatique de supposés jeunes partisans de Yayi

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Si le ridicule pouvait tuer ?
(El Farouk Soumanou crache dans sa propre soupe)
Tous les Béninois ont suivi hier sur la chaîne de télévision de l’Office de radiodiffusion et de télévision du Bénin (Ortb), une déclaration lue par El Farouk Soumanou au nom de certains jeunes qui se proclament partisans du président Boni Yayi.

Quand on se réfère au passé de certains de ces jeunes gens, on reste songeur et attristé face au soutien qu’ils apportent aujourd’hui au président Boni Yayi et à l’avenir de Bénin.

Entouré d’un certain nombre de jeunes dont David Gbahoungba, transfuge du Psd de Bruno Amoussou, El Farouk Soumanou, porte-parole d’un réseau de mouvements de jeunes qui soutiennent l’action du gouvernement, a déclaré leur soutien au Chef de l’Etat, Boni Yayi et au président de l’Assemblée Nationale, Mathurin Nago. Ils mettent également en garde les forces rétrogrades, ennemies du changement, qui, avaient pourtant longtemps profité de ce pays. Voilà succinctement, la déclaration faite sur la télévision nationale par El Farouk Soumanou au nom de ses pairs. Une pareille déclaration venant de El Farouk Soumanou, c’est tout simplement le monde à l’envers. Car, nul n’ignore son accointance avec ceux qu’il taxe aujourd’hui d’allergiques au changement. Il a dans un passé encore très récent composé avec ceux-là sous le régime du président Mathieu Kérékou. Mais, là, on a l’impression qu’il crache dans sa propre soupe. Il semble renier son passé. Mais, c’est aussi du déjà vu. El Farouk Soumanou a été un ardent défenseur du vieux soldat et de sa politique. Il a parcouru le Bénin du nord au sud et d’est en ouest pour évangéliser les populations sur la politique de Mathieu Kérékou. Son passage sur le campus universitaire d’Abomey-Calavi est aussi évocateur de son attitude d’aujourd’hui.  Qu’il arrive à s’abreuver à la source du changement après avoir soutenu le candidat Bruno Amoussou à l’élection présidentielle, cela participe de la capacité de ‘’l’homme’’ à s’adapter à tous les régimes politiques. Autrement, il semble ne pas avoir d’idéologie ni de conviction politique autres que ses intérêts. Et, c’est là le danger pour l’avenir du Bénin. Si, les jeunes qui sont appelés à gérer les affaires de la cité demain, sont aussi inconstants et sans convictions, quel avenir pourrait avoir le Bénin. D’un autre côté, que peut valoir le soutien de jeunes gens qui n’ont aucun mandat politique et qui ne veulent qu’attirer le regard sur eux dans leur zèle démesuré ?

Benoît Mètonou