La Nouvelle Tribune

Déclaration du Fulma sur le blocage du Parlement

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Les riverains interpellent la conscience des députés
Le Front uni de lutte contre l’avancée de la mer (Fulma) a fait hier une déclaration aux larges  des côtes de la zone des ambassades sur la situation de blocage à l’Assemblée nationale. Il a interpellé la conscience des députés, pour que les meubles soient sauvés par le vote des crédits devant financer les travaux de la protection de la côte.

« Le Fulma, au nom des populations riveraines voudrait dire son étonnement et exprimer son désarroi devant cette décision éminemment politique qui pourrait compromettre irréversiblement  l’heureux aboutissement d’un processus de négociation entamé pour la réalisation des ouvrages de protection du territoire national contre l’avancée de la mer », a déclaré la première vice-président du Fulma, Bernardine do Rego. Cette dernière, en demandant aux députés de prendre des mesures pour la ratification des trois accords de prêts avec l’Opep relatifs à la protection de la côte à l’Est de Cotonou, a montré les dégâts de l’érosion côtière. « le phénomène de l’érosion marine évolue dangereusement, avec force et célérité. Il ne s’agit pas simplement de quelques habitats en péril de naufrage. En effet, des études d’experts révèlent que si aucune mesure appropriée n’est prise à court et moyen termes, en 2025, l’océan Atlantique rejoindra le lac Nokoué, rendant sans objet les trois ponts de Cotonou, faisant disparaître Akpakpa, isolant par conséquent, les départements de l’Ouémé-Plateau du reste du pays. La remontée saline dans l’Ouémé-Plateau jusqu’au niveau de Bonou empêchera toute activité agricole rentable dans la vallée de l’Ouémé », a fait comprendre le Fulma.
En raison de ce péril et ce gigantesque combat de l’Homme contre la nature, cette association a indiqué que les victimes ne sont pas restées les bras croisés. Pour sa part, Bernardine do Rego a souligné que son organisation a œuvré, en collaboration avec les autorités, pour la création d’un comité de gestion du littoral, l’étude et la réalisation de deux cabinets sur financement de l’Union européenne, l’inscription au programme d’action 1997-1998 de la protection de la côte à l’Est de Cotonou sur 4,5 km, et autres. Pour que la protection de la côte se poursuive, le Fulma a lancé un appel à toute la classe politique (gouvernement, Assemblée nationale, hautes institutions de l’Etat), afin que règnent la paix, la concorde et la solidarité pour la défense de la grande cause nationale que représente la lutte contre l’érosion côtière. Demain, le Fulma va organiser une assemblée générale extraordinaire à la salle de conférence de l’hôtel Aledjo pour éclairer davantage les populations béninoises, en général, et en particulier, les riverains.

Jules Yaovi MAOUSSI