La Nouvelle Tribune

Commémoration du 11 décembre 1989 au Bénin : plusieurs organisations de lutte pour la liberté renouvellent leur engagement

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La convention patriotique des forces de Gauche a organisé une marche pacifique, hier 11 décembre, à travers la ville de Cotonou.

Cette marche qui marque la commémoration de la fin du règne dictatorial du général Mathieu Kérékou a été l’occasion pour les participants de renouveler l’engagement. Cette date, les acteurs de la lutte pour l’avènement de la démocratie au Bénin s’en souviennent encore, car  elle a marqué un nouveau départ dans l’histoire politique du Bénin. Il s’agit du 11 décembre 1989. En effet, il y a 23 ans exactement, hier mardi  11 décembre, la société civile s’est mobilisée pour mettre fin au règne autocratique de l’ancien président du Bénin, le général Mathieu Kérékou. Pour commémorer cet évènement historique, la Convention patriotique des forces de gauche regroupant le Parti communiste du Bénin, le Psd-Bélier et le Cdp, ainsi que des organisations syndicales, ont marché  hier à travers la ville de Cotonou.  Partis de la place de l’étoile rouge pour échouer à la bourse du travail,  pancartes et banderoles en main, avec à leur tête Gaston Azoua, Laurent Mètognon, les manifestants, en majorité jeunes de la cstb, la Fésyntra-Finances, l’Odhp, Unseb, Jep, Mflpp, Unapeeb, la coordination des comités d’action des usagers des marchés du Bénin… ont exprimé  avec émotion leurs inquiétudes face aux nombreuses ‘’dérives’’ observées dans la gouvernance du Bénin. Il s’agit entre autres, selon les manifestants, des menaces répétées sur la liberté d’opinion avec la suspension de certaines émissions et de journaux ainsi que «l’immixtion» de l’Exécutif dans les affaires judiciaires… Pour les participants, il n’est pas question d’accepter qu’une nouvelle ère autocratique s’installe au Bénin. Et pour empêcher cela, les manifestants ont émis quelques motions. Il s’agit, entre autres, de la cessation des violations des libertés d’opinion, de presse, de manifestation et de grève, en favorisant l’accès de toutes les opinions aux organes de presse publics et privés, l’abrogation de la loi interdisant la grève aux corps de la douane, la rétrocession  des sous défalqués pour exercice de droit de grève. A cette liste, les manifestants souhaitent aussi, l’arrêt des poursuites judiciaires décidées contre les spoliés  de Icc-Services et consorts et la rétrocession de leurs biens. Un appel de Gaston Azoua et les siens aux travailleurs, à la jeunesse et au  peuple béninois pour la poursuite de la lutte contre l’instauration d’un régime  dictatorial, est venu mettre fin aux manifestations.