La Nouvelle Tribune

Ministère du développement : le budget revu à la baisse de 12 milliards à 9 milliards

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« Le budget du ministère du développement est en baisse. Cela faisait 12 milliards de francs CFA en 2012, et en 2013 nous passons à 9 milliards. La baisse est liée à deux éléments essentiels, le départ à la retraite de 65 cadres statisticiens et démographes dudit ministère.

Nous passons de 465 agents à 485, dont 69 agents à la retraite. Deuxième élément, c’est le recensement général de la population qui aura lieu en 2013, car c’est tous les 10 ans » a déclaré le ministre du développement, Marcel de Souza, le lundi dernier à l’Assemblée nationale, au terme des travaux devant la commission budgétaire. Il ajoute : « plusieurs questions ont été posées, notamment le problème du développement, la pauvreté, bref tous les secteurs du gouvernement y compris, rien n’est oublié. Le plus important c’est de parler de l’insuffisance économique, les informations concernant la sécurité d’État, la situation au Nigeria, nous sommes revenus après sur le coton, le kpayo. Le gouvernement vient de prendre une décision à propos du kpayo. La Sonacop occupe 9% avec le formel alors que le kpayo occupe 91% dans l’informel. Donc nous en sommes responsables et on ne peut pas rester les bras croisés sans rien faire. Nous avons pris des dispositions pour ceinturer Cotonou et permettre que les gens retournent à la station. Ce secteur est vital, le gouvernement est conscient et tout gouvernement qui se respecte ne peut pas continuer de la sorte avec un marché dominé par l’informel. Les dispositions sont prises pour couper la route à l’approvisionnement. Maintenant, les communes qui n’ont pas de stations-service, il faut qu’on les mette en route.

À Cotonou et environs, il faut qu’on retourne vers les stations-service. Il faut approvisionner les stations-service pour que le produit soit disponible. Les députés s’inquiètent en se disant si c’est la bonne voie. C’est la voie que le gouvernement a choisie, car s’attaquer aux produits aux abords des routes peut conduire à une émeute. Toute la politique d’accompagnement doit suivre pour résorber le chômage. Nous en avons débattus avec les députés et les mesures d’accompagnement doivent suivre. Ensuite, nous avons parlé des six usines qui vont, dans un mois et demi, être opérationnelles. La politique d’approvisionnement de ces usines doit pouvoir suivre également. Le chômage des jeunes est revenu. L’éducation, nous en avons parlés.».