La Nouvelle Tribune

Blocage du Parlement

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Le président du Parti républicain (Pr), Maxime HouédjissinHouédjissin attaque les députés
Le président du Parti républicain (Pr), Maxime Houédjissin, était l’invité de l’émission « Face à la nation » de la télévision « Golfe Tv ». Saisissant cette occasion  pour se prononcer sur l’actualité politique nationale, il n’a pas du tout raté les députés qui ont délibérément décidé de bloquer le fonctionnement de l’Assemblée nationale.

Dans l’analyse qu’il a faite de la situation au palais des gouverneurs à Porto-Novo, M. Houédjissin a fait savoir tout simplement que les représentants du peuple de la cinquième législature font du chantage au Parlement dans la mesure où les raisons qu’ils ont évoquées pour justifier leur attitude n’ont pas leur raison d’être. C’est d’ailleurs pourquoi il a balayé du revers de la main la question de  l’installation des conseils communaux restants soulevée comme condition pour débloquer la situation à l’Assemblée nationale par les députés. Il n’a pas manqué d’arguments pour se justifier. Se fondant sur la Constitution du 11 décembre 1990, le leader du Pr a indiqué que les parlementaires ont un mandat impératif, c’est-à-dire qu’ils ont l’obligation de s’intéresser uniquement aux questions d’intérêt national. Donc pour lui à cause de 19 communes, les honorables ne devraient pas bloquer le fonctionnement de l’institution parlementaire, surtout qu’il est urgent de ratifier en procédure d’urgence des accords de prêts dans le cadre de la lutte contre l’érosion côtière. En tant qu’ancien député, Maxime Houédjissin a indiqué la voie à suivre aux parlementaires actuels. Selon ses déclarations, il faut interpeller le gouvernement sur la question du blocage de certains conseils communaux. Après cela, il a fait comprendre que ses anciens collègues pourraient créer une commission d’enquête qui livrera ses résultats pouvant aboutir à une résolution. « C’est malhonnête… », a-t-il déclaré pour fustiger les comportements des députés, surtout que, selon lui, la Commission électorale nationale autonome (Cena) ayant géré les dernières élections communales a produit des miracles dangereux dans la proclamation des résultats.
Le président du Pr n’a pas manqué de se prononcer sur la cherté de la vie qui met sous tension toutes les centrales syndicales du pays. Au lieu de paralyser l’administration, il leur a conseillé de rentrer en négociation avec le gouvernement.

Jules Yaovi MAOUSSI