La Nouvelle Tribune

Le ballet des ministres pour la présentation de leur budget gestion 2013

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Plusieurs membres du gouvernement se sont succédés une fois encore hier au palais des gouverneurs à Porto-Novo devant la commission budgétaire de l’institution parlementaire.

Benoit Dègla parle des priorités de son département

Le budget du ministère de l’intérieur, de la sécurité publique et des cultes est passé de 16.366.496.000 FCFA en 2012 à 19.307.748.000 FCFA en 2013, soit une augmentation de 17,9%. Il a évoqué les cinq programmes phares à savoir, le programme de renforcement de la sécurité, le programme de prévention des risques et gestion des sinistres et catastrophes, le programme national de gestion des espaces frontaliers, le programme de gestion des affaires intérieures et enfin le programme administration et gestion des services. Le ministre Bénoit Dègla a parlé aussi des difficultés rencontrées lors de l’exécution du budget gestion 2011 sans oublier les projets en cours d’exécution et le point de la mise en œuvre des quatre recommandations faites au ministre. Selon Benoit Dègla, «La sécurité des béninois est préoccupante au vue de ce qui se passe dans les environs, parlant de la vallée du Delta, plus au nord lorsqu’on parle de la secte Boko Aram, un groupe islamique qui fait beaucoup de dégâts, le cas aussi du Mali avec ses conséquences sur notre pays et également la prolifération des armes dans la sous région. Le bilan ne peut pas être exhaustif, mais il y a le volet sécuritaire, des commissariats de police ont été créés dans les communes, dans les arrondissements, le recrutement de plusieurs milliers de policiers, actuellement en cours de formation, des dispositions prises afin que nos frontières soient plus sécurisées, l’amélioration des conditions des forces de sécurité, etc».

Emmanuel Tiando, secrétaire général de la présidence parle des innovations

« A la présidence de la République nous voulons nous conformer à l’ensemble de ce qui a été demandé à toutes les institutions de la République. Etant donné que nous sommes dans une situation difficile, il faut que nous puissions régler au mieux les dépenses publiques, il faut que nous puissions véritablement assainir les dépenses publiques. Et c’est dans ce cadre que nous avons présenté un budget qui est tout à fait conforme aux préoccupations actuelles de la présidence de la République. Nous avons en matière d’innovation essentiellement mis l’accent sur la mise en œuvre du programme d’informatisation du secrétariat général du gouvernement. En dehors de ça, nous avons mis l’accent sur l’appurement des arriérés relatifs à la construction du nouveau bâtiment de la présidence de la République. En dehors de ça je ne pense pas qu’il y a eu des innovations particulières en ce qui concerne la présidence de la République, sauf le contexte dans lequel nous avons inscrit ce budget, à savoir un budget qui tient compte des ratios définis par le gouvernement. L’année dernière, le budget était d’environ 5 milliards. Cette année, il passe près à 6 milliards 300 millions».

«Le budget de mon département ministériel est légèrement en dessous de 6 milliards de francs» dixit Jean Michel Abimbola

«Avant toute chose, nous avons fait le point de l’exécution du budget 2012 jusqu’ au 30 septembre. Et maintenant, nous avons donné les grandes masses de ce budget pour le nouvel exercice. En peu de mots ce que je peux résumer c’est que le budget de mon département ministériel est légèrement en dessous de 6 milliards de francs et pour être plus précis, ça fait exactement 5. 985.000.000 de francs CFA. Les honorables députés étaient très intéressés par ce budget parce que convaincus qu’il n’y a pas de développement dans un pays comme le nôtre, dans aucun pays du reste, sans l’appropriation de la culture. Ils ont déploré le fait que le budget n’était pas suffisamment important mais nous leur avons expliqué également que notre Etat et notre Nation font une. Les priorités de notre nation et de notre gouvernement relativement à toutes les options sociales du gouvernement nous concernent tous. Les députés ont pris note de cela et ont souhaité que dans les années à venir, nous puissions intensifier les efforts budgétaires pour que cela puisse transparaître au niveau du budget. Nous avons parlé de la ligne théorique de 1% du budget national pour la culture et je crois que cela est possible dans les années à venir. Nous connaissons la détermination du Chef de l’Etat pour ce secteur».