La Nouvelle Tribune

Réunion sur l’application du nouvel arrêté ministériel au port

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Des débats houleux entre le ministre Zinzindohoué et les acteurs portuaires
(La réaction du président d’honneur du Giv)
Le nouvel arrêté ministériel fixant les nouveaux tarifs dans la commercialisation des véhicules d’occasion continue de faire des vagues. Autorités et acteurs portuaires ne s’entendent pas sur l’application des nouvelles décisions prises par l’Etat béninois.

Même la réunion convoquée hier par le ministre délégué au Transport, Armand Zinzindohoué, à l’intention des acteurs portuaires, accouché une souris, car les deux parties n’ont pu accorder leurs violons. Aucun amendement n’a pu être apporté à cet arrêté. Au finish, le ministre des Transports, comme pour restaurer l’autorité de l’Etat, a pris la résolution ferme de le mettre en application à partir de jeudi prochain, malgré la réticence des acteurs de cette filière.
La réaction du président d’honneur du Groupement des importateurs de véhicules d’occasion (Giv), Tadjou Adédjouma, au sortir de cette rencontre, ne s’est pas faite attendre. Selon ses propos, la réunion était un marché de dupe, parce que tout s’est déroulé dans une confusion totale. Pour lui, le gouvernement ne prend pas en compte les préoccupations réelles des importateurs qui sont, en réalité, les vrais acteurs de la filière des véhicules d’occasion. A en croire ses propos, la mafia revient au galop, à une ère dite de changement, avec la création des frais fantaisistes. Il a indiqué qu’il a dénoncé avec la dernière rigueur la création d’une société de sécurité des véhicules qui, selon lui, est une manière de s’enrichir sur les dos des importateurs. Pour convaincre, il a fait référence à l’expérience de la Sobemap qui a montré ses limites dans ce domaine par le passé. « Aujourd’hui, il y a une nouvelle agence de sécurité pour les mêmes résultats, car ces sociétés viennent s’ajouter à nos problèmes », a-t-il fait savoir. Aussi, a-t-il dénoncé les 12500f de transfert par véhicule et d’autres taxes. Avec tous ces problèmes, il a souligné que les autorités cherchent par tous les moyens à nuire aux intérêts des vrais acteurs du commerce des véhicules d’occasion. C’est pourquoi, il demande au chef de l’Etat de prendre les mesures nécessaires pour barrer la voie à cette mafia qui est en train de s’installer. « Nous savons bien que cette filière contribue au développement plus que le coton. Revendeurs, mécaniciens, électriciens, laveurs de véhicules, agents de sécurité et autres catégories professionnelles vivent de cette activité », a souligné le président d’honneur du Giv.

Jules Yaovi MAOUSSI