La Nouvelle Tribune

"Je ne suis pas d’accord avec le mode de gestion du taux de change du Fcfa contre l’Euro" dixit Claude D’Almeïda

Espace membre

 

Bilan des quarante ans de la zone Franc, la question du mode de gestion du taux de change du Fcfa et de la domiciliation des réserves africaines au trésor français: Claude D’Almeïda, consultant et spécialiste des questions monétaires livre sa vision des relations entre la France et ses partenaires africains quarante années après. C’était hier sur l’émission ‘’Cartes sur Table’’ de la radio Océan Fm.

Paris, la capitale de la République française a abrité vendredi dernier la commémoration du 40ème anniversaire de la zone Franc. Une fête à laquelle le  président ivoirien Alassane Outtara a été convié en sa qualité d’ancien gouverneur de la Bceao (Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest) et ancien directeur du département Afrique du Fmi (Fonds monétaire international). Le Bénin faisant aussi partie de ce vaste espace d’échange et de partage du Fcfa, la radio privée Océan Fm a invité dans ce cadre un consultant et spécialiste des questions monétaires: Claude D’Almeïda. Au cours de l’émission ‘’Cartes sur table’’  de ce dimanche, il a surtout été question pour le confrère de passer au crible avec son hôte, les avancées qui ressortent de ces longues années d’expériences avec la France. De longues années passées ensemble mais qui mettent les quinze pays africains ayant en partage le Fcfa (Franc des colonies françaises d’Afrique) dans une situation inconfortable vis-à-vis de leur colonisateur. Un  cas pratique soulevé par le confrère est la domiciliation d’une bonne partie des réserves africaines au trésor français. A ce sujet, l’invité pense qu’on ne saurait taxer la France d’une  puissance qui s’enrichit au détriment de ces pays. Puisque «c’est tout à fait normal dans un système monétaire d’exiger des garanties en contrepartie des avantages qu’on accorde à l’autre partie». Ce que Claude D’Almeïda trouve illogique est le mode de gestion du taux de change du Fcfa contre l’Euro. Lequel est à son avis trop rigide et ne colle pas avec certaines réalités.  «La détermination du taux de change du Fcfa contre l’Euro ne tient pas compte de la réalité du marché et de la loi de l’offre et de la demande», se désole t-il. Avant d’expliquer qu’une telle situation décourage l’exportation et fait la part belle à la consommation à travers un pourcentage élevé des importations.