La Nouvelle Tribune

Convocation des députés au Forum sur la cherté de la vie

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L’honorable Akotègnon s’interroge sur les priorités du gouvernement
Reçu ce dimanche sur l’émission  «Eclairage» de la radio nationale, Raphaël Akotègnon, député à l’Assemblée nationale s’est montré confus sur les priorités du gouvernement pour ce jour lundi 14 juillet 2008. Ce même jour lundi 14 juillet 2008, les honorables députés sont sollicités par le gouvernement pour deux différents événements. Il s’agit de l’ouverture d’une session extraordinaire demandée par le gouvernement pour la ratification d’un accord de financement puis d’un forum national qu’organise le même gouvernement sur la cherté de la vie. Face à cette double sollicitude des membres du parlement et au regard de la forme de la seconde invitation, celle relative au forum, l’honorable Raohaël Akotègnon a du mal à situer les priorités du gouvernement. Reçu ce dimanche sur l’émission «Eclairage» de la radio nationale, ce député membre du Parti du renouveau démocratique (Prd), s’est dit indigné par la manière dont ses collègues ont été invités à participer au forum de ce jour.  Pour la plupart, a-t-il fait savoir, ils ont été saisis par une bande qui a défilé samedi soir au bas des écrans des chaînes de télévisions. Or, rappelle-t-il, « les députés doivent être à l’Assemblée nationale au même moment pour voter la loi portant ratification qu’on agite tant » avant de s’interroger, « comment les inviter en même temps pour un  forum ».

Risque d’incivisme dans l’affaire non installation des conseils communaux
Pour n’avoir pas respecté ou fait respecter la loi, « le président de la République doit s’attendre à ce que les populations fassent autant », a indiqué l’honorable Akotègnon dans une intervention hier dimanche sur l’affaire non installation de certains conseils communaux. Il craint qu’à l’issue des délibérations de la Cour suprême, certaines populations ne prennent prétexte du comportement du chef de l’Etat et du gouvernement pour s’opposer à leur tour à l’installation des élus qu’aurait reconnus la haute juridiction. Car, estime-t-il, « en tant que garant de la loi, le président de la République devrait faire respecter la loi en faisant installer les conseils communaux quitte à ce que la Cour suprême examine les recours ».Ludovic D. Guédénon