La Nouvelle Tribune

Après l’interview du Chef de l’Etat : Houngbédji de plus en plus fréquentable

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Le président du Prd Me Adrien Houngbédji est aux anges depuis quelques jours. Depuis le 1er Août dernier où le Chef de l’Etat lui a jeté des fleurs dans son interview, il est devenu la coqueluche de beaucoup d’hommes politiques. Surtout des désespérés en quête d’estime auprès de Yayi.

L’interview à polémique du Chef de l’Etat le 1er Août qui continue de faire des vagues dans la classe politique n’a au moins fait un grand bien au président du Prd Me Adrien Houngbédji. Depuis, son capital d’estime ne fait qu’augmenter. On se rappelle qu’au cours de son interview face à la nation, le Chef de l’Etat avait critiqué tous les hommes politiques de l’opposition. Mais curieusement, il a ménagé son principal adversaire lors des deux dernières élections présidentielles, Me Adrien Houngbédji qu’il a qualifié d’homme d’Etat soucieux par le développement de la nation. Depuis, Houngbédji gagne de popularité en popularité. Selon des sources proches de lui, il reçoit à son cabinet des hommes politiques de tous les camps politiques et surtout des potentiels candidats à l’élection présidentielle de 2016 qui savent bien que le soutien de son parti est nécessaire pour briguer la magistrature suprême. Au cours de l’université de vacances du parti qui a eu lieu ce weekend à Cotonou, on a vu des personnalités politiques qui vouaient naguère une haine inextinguible à Me Adrien Houngbédji. On a aussi vu ses « ennemis politiques » de l’Ouémé comme Issa Badarou. La tribune du Prd était désormais bonne pour que l’Upr puisse venir exprimer son vœu de participer au dialogue national. Issa Salifou-en froid avec le président Houngbédji depuis qu’il a critiqué la position actuelle du parti- et même Modeste Kérékou, l’homme qui a prédit le K.o y étaient tous. Même Kamarou Fassassi, qui n’a plus jamais soutenu Houngbédji depuis son départ du Prd et même les lieutenants de l’alliance Abt vouent désormais un grand estime à Houngbédji. Et lui-même en profite à merveille pour mieux positionner le parti dans une « opposition » subtile qui apporte plus d’oxygène à Yayi et à son gouvernement. « Le Prd est désormais un parti de paix, de justice et de dialogue ». Finie la période de l’opposition pure et dure, des diatribes contre le pouvoir Yayi. Et bien que constitutionnellement forclos, Houngbédji pèsera beaucoup dans les tractations en cours pour la quête du perchoir en 2016.