La Nouvelle Tribune

Suite à la rencontre entre Yayi et la conférence des présidents

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Des incertitudes persistent sur la session extraordinaire de lundi
Les négociations entre le chef de l'Etat et les députés du G4, du G13 et de Force Clé membres de la conférence des présidents à l'Assemblée nationale n'auraient pas encore porté leurs fruits, puisque la seule condition pour la décrispation de la crise au parlement est l'installation des 24 conseils communaux. Une situation qui présage déjà des signes de perturbations au cours de la prochaine session extraordinaire qui probablement sera ouverte le lundi prochain.

La rencontre entreprise par le chef de l'Etat le Dr Boni Yayi avec les députés membres de la conférence des présidents de l'Assemblée nationale n'a pas encore apaisé la tension qui subsiste au sein de l'institution parlementaire. On croyait la crise définitivement apaisée suite à cette rencontre avec le chef de l'Etat, mais erreur. Selon des sources proches du G4, G13 et Force Clé, la rencontre avec le chef de l'Etat a été houleuse mais rien de concret n'aurait été finalement retenu. A en croire les mêmes sources, le seul point qui aurait été à l'ordre du jour des échanges avec le chef de l'Etat a été la non installation des 24 conseils communaux restants. Les députés du G4, G13 et de Force Clé menaceraient toujours de paralyser l'institution parlementaire tant que la promesse faite le mercredi dernier par le chef de l'Etat d'ordonner l'installation de ces conseils communaux n'est pas respectée sur le terrain.  Mais il se fait que depuis cette rencontre fatidique, rien n'a encore bougé dans ces communes à polémiques. Les dernières investigations faites sur le terrain ont montré que ces communes n'ont pas encore reçu l'approbation de l'autorité préfectorale. Donc c'est toujours le statu quo dans ces 24 conseils communaux. On se demande alors si réellement le chef de l'Etat va mettre en application les promesses qui auraient été faites à ses interlocuteurs. Une situation qui dénote une fois encore de la mauvaise foi du pouvoir de handicaper le fonctionnement de ces communes en question. Face à cette situation, le parlement risque de vivre une fois de plus les dysfonctionnements qui ont été enregistrés au cours de ces trois derniers mois de la première session ordinaire de l'année 2008. La promesse faite le mardi dernier par le président Mathurin Nago de revoir les collègues au travail dès le lundi prochain lors de la session  extraordinaire qui sera ouverte serait une promesse vaine. Puisque la crise risque de perdurer à l'Assemblée nationale et les nombreux importants projets de lois qui attendent sur la table des députés ne seront pas votés. Assisterons-nous une fois encore à des sessions extraordinaires blanches? Quelle sera l'issue de cette crise au parlement? Pour l'instant, les 24 conseils communaux attendent le feu vert du pouvoir pour la décrispation de la crise à l'Assemblée nationale.

Ismail Kèko