La Nouvelle Tribune

PCB : Philippe Noudjènoumè prône la rupture avec le pacte colonial

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(Bientôt une riposte des syndicalistes contre les propos du chef de l’Etat le 1er août dernier) Le parti communiste du Bénin tient du 23 au 25 août 2012 son sixième congrès ordinaire à Cotonou. La cérémonie d’ouverture des travaux a eu lieu hier à la salle bleue du palais des congrès de Cotonou.

Annoncé depuis la semaine dernière et relayé par une bonne partie de la presse nationale, le sixième congrès ordinaire du Parti communiste du Bénin est effectif. Hier dans la matinée, les participants venus nombreux pour soutenir l’événement ont été accueillis sur l’esplanade du Palais des congrès de Cotonou, par diverses animations folkloriques. De part et d’autre sont fixés sur des piquets, des banderoles sur lesquels sont inscrits des messages de ‘’Bienvenus aux illustres hôtes’’ traduits dans plusieurs langues locales. L’étape suivante de l’accueil s’est déroulée à la salle bleue, lieu d’ouverture de la cérémonie, complètement truffée de monde: vieux, jeunes des deux sexes, qui, forcés par l’engouement de vivre cet événement historique de leur vie militante ont dû rester debout pour défaut de place. Il est onze heures. Le présidium fait son entrée en grande pompe dans la salle, sous les ovations du public. Quelques instants après, ‘’l’internationale’’ (hymne mondial de tous les partis de gauche) fut exécuté par tous les participants, qui agitaient de petites banderoles de couleur rouge vive, à l’effigie du Pcb, suivi d’une minute de silence en mémoire du tout premier Secrétaire, Pascal Fantodji. Et ce fut le début des allocutions.   

Le pouvoir aux travailleurs…

A tour de rôle, les secrétaires généraux des fédérations et confédérations syndicales, les responsables des partis communistes révolutionnaires du Nigéria, de la Côte d’Ivoire, de la Burkina-Faso, les représentants d’associations et de mouvements religieux…  se sont prononcés sur le thème central du congrès. Lequel thème intitulé: «Le prolétariat, les peuples du Bénin et du monde et la question de la prise du pouvoir aujourd’hui: Les enseignements du marxisme-léninisme et l’expérience du Parti communiste du Bénin», a permis aux congressistes de poser le diagnostic des crises économiques internationales et ses retombées sur le continent africain. «Nous voulons une Afrique libre, dénudée de toute emprise des puissances impérialistes», s’est fendu le secrétaire général du Parti communiste révolutionnaire de la Côte d’Ivoire. Avant de conclure: «l’instruction dans les langues nationales est l’un des défis majeurs à relever». S’en sont suivies, les déclarations de Laurent Mètongnon de la Fésyntra-finances, Dieu donné Lokossou de la Csa-Bénin, Michel Kissi de la Cgtb, Gaston Azoua de la Cstb et Kolawolé Idji de l’Union fait la Nation (principale partie de l’opposition) tous unanimes à penser qu’il est urgent de revoir le système de gouvernance actuel. Tirant à boulets rouges sur le régime de la refondation et sa gestion qualifiée de chaotique, les syndicalistes annoncent pour bientôt, un géant meeting, en réponse aux propos du chef de l’Etat le 1er août dernier. Pour Philippe Noudjènoumè, premier secrétaire du Pcb, la victoire est proche. Avec l’appui de la ‘’Convention patriotique des forces de gauche’’ (le nouveau front créé le 14 août dernier contre le pouvoir Yayi), il pense conduire son Staff au pouvoir en vue d’instaurer un nouveau système de gouvernance par le peuple et pour le peuple. Le 6ème congrès ordinaire du Pcb prend fin demain au centre de promotion de l’artisanat à Cotonou.