La Nouvelle Tribune

Gestion du fonds : Fadec Fagnon et 33 autres députés donnent de l’insomnie aux maires

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Soucieux du développement local, le député Nicaise Fagnon et 33 de ses pairs ont déposé, il y a quelques jours, une proposition de résolution pour la création d‘une commission d’enquête et de contrôle de la gestion du fonds Fadec.

Avoir un œil sur la gestion du Fonds d’appui au développement des communes (Fadec) mis en place depuis 2006. C’est la volonté du député Nicaise Fagnon et de 33 autres mandants du peuple à l’Assemblée nationale qui ont  introduit une proposition de résolution visant la création d’une commission d’enquête et de contrôle du fonds Fadec. Et cela, conformément aux dispositions des articles 113 de la Constitution et 114 du règlement intérieur du parlement.  Cette commission d’enquête sera investie de plusieurs missions. Entre autres, celle  du gendarme qui se résume en la de vérification des fonds Fadec dans les 77 communes du pays. Elle -la commission- jugera la gouvernance locale et appréciera le dispositif du contrôle suivi-évaluation dans la gestion dudit fonds. La pertinence des projets ayant consommés les ressources d’investissement sera mesurée. Le député Fagnon et ses collègues attendent également à travers cette commission d’enquête et de contrôle, s’imprégner de l’ampleur des difficultés rencontrées par les élus municipaux et locaux dans la gestion du fonds en vue de faire des propositions pour son renforcement dans le cadre du transfert des compétences aux communes béninoises. Selon les initiateurs du projet, la commission devra aussi passer au peigne fin, le mécanisme d’abondement et de mise à disposition des ressources du fonds Fadec.  Toutes choses qui donneront sans aucun doute en cette veille de joutes électorales communales et locales, de l’insomnie aux maires. Cette initiative des élus du peuple particulièrement de Nicaise Fagnon, député de la même famille politique que le Chef de l’Etat peut paraître aux yeux de ce dernier comme une autre trahison. Quand on sait que le président Yayi Boni s’est récemment plaint du comportement  à l’Assemblée nationale de son « petit qu’il a fabriqué» du fait de ses nombreuses questions orales.