La Nouvelle Tribune

Le Président SOGLO au Forum des anciens Chefs d’Etat à Tokyo

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La révolution verte au cœur des débats «Gouverner c’est prévoir»
A l’invitation de son ami, Jiro HANYU, de la fondation SASAKAWA, le Maire de Cotonou, le Président Nicéphore Dieudonné SOGLO a participé, il y a quelques jours à Tokyo au JAPON, à un symposium sur la révolution verte.

Au cœur des débats, la révolution verte et l’aide à apporter aux pays pauvres.

La population actuelle de l’Afrique au Sud du SAHARA est d’environ 860 million d’habitants et en 2050, elle passera la barre de 1 milliard 800 millions d’habitants. Ce symposium prend ainsi tout son sens puisque les participants à cette assise se sont penchés sur les mécanismes à mettre en œuvre pour nourrir cette population : c’est le développement de la révolution verte dès maintenant, « Gouverner c’est prévoir », a expliqué le président Nicéphore Dieudonné SOGLO.

Par ailleurs, le forum s’est penché sur la misère qui sévit dans les pays fragiles qui n’ont pas une rente : Pas de ressources minières comme les hydrocarbures, le gaz, l’uranium, le charbon, le cuivre ; Pas non plus de café ni de cacao. En conséquence, la population de ces pays très pauvres est dans le dénuement. Cela a également retenu l’attention  du Président Nicéphore Dieudonné SOGLO et ses pairs John Jerry RAWLINGS, Joachim CHISSANO et Olusegun OBASSANJO également invités à Tokyo.

Discours du président Nicéphore Dieudonné SOGLO à Tokyo au JAPON

LES 14 ET 15 JUIN 2012

Excellence Monsieur Jiro HANYU, Président de Sasakawa Peace Foundation,
Distingués personnalités du monde politique, économique, scientifique et culturel,
Mesdames et Messieurs,

Je voudrais avant toute chose, exprimer de manière solennelle ma profonde gratitude à Monsieur Jiro HANYU, Président de Sasakawa Peace Foundation pour son aimable invitation et pour les soins dont son organisation m’a entouré depuis mon arrivée à Tokyo.

A la suite des remarquables présentations faites par Monsieur Masahiro Kawai de ADB Institute et par SASAKAWA PEACE FOUNDATION sur les nouvelles approches de solutions de l’aide, il me revient l’insigne honneur de livrer à ce parterre d’éminentes personnalités mes commentaires et certaines de mes appréciations procédant de ma vision que j’aimerais partager et des enseignements retenus de mon propre parcours.

1- En raison de l’importance des programmes de projets menés par Sasakawa notamment en Afrique et sa grande et riche expérience dont nous avons célébré à Bamako en 2011 le 25ème anniversaire, Sasakawa Peace Foundation est bien compétente pour prendre cette pertinente initiative qui nous permet aujourd’hui à Tokyo, d’échanger sur le phénomène de globalisation et de nous interroger sur les disparités que nous constatons ainsi que l’aggravation de l’inégal développement que nous observons et son impact sur la pauvreté et la misère dans le monde.

2- L’opinion est largement partagée que de graves disparités et inégalités s’observent tout autant au sein des sociétés notamment celles des pays en développement, qu’entre les pays riches et les pays pauvres. Que cette situation est déstabilisatrice, crée et multiplie des foyers de tensions et est source d’insécurité nationale de même qu’elle menace la paix dans le monde. Cela n’est pas de nature à favoriser une globalisation harmonieuse, juste et apaisée.

3- Les nouvelles approches de solutions sont d’ordre structurel et soulignent la nécessité d’une prise de conscience généralisée ainsi que l’engagement de tous les Etats, des organisations internationales, des hommes d’affaires et responsables politiques à tous les niveaux à prendre des dispositions utiles et adéquates pour enrayer avec efficacité les inégalités et les disparités au sein des sociétés et entre les pays. La paix dans le monde est à ce prix et la globalisation pour être juste et bénéfique à tous les pays et à toutes les populations est également à ce prix.

4- L’analyse des problématiques qui sous-tendent ces nouvelles approches de solution de l’aide exige que la réflexion soit également ou surtout portée sur l’histoire, les épreuves et les conditionnements à la dépendance qu’ont subi dans leur existence et dans leur évolution les pays et les populations qui ont connu et qui continuent de subir les affres de la pauvreté.

5- La grande majorité des pays les moins avancés et à bas revenu où sévit à grande échelle la pauvreté et même l’extrême pauvreté (1,25 $ US par personne, par jour) se trouve en Afrique au Sud du Sahara. La fragilité du continent africain procède de la traite négrière qui a duré du 15ème siècle au 19ème siècle ; quatre siècles de déportation des bras valides du continent pour bâtir et faire prospérer les économies du nouveau monde, les Amériques et celles de l’Europe. Ce fut la source première de l’accumulation primaire du capital. Marx dira l’exploitation de l’homme par l’homme. Ensuite la colonisation dont le but majeur, l’exploitation des colonies au bénéfice des puissances colonisatrices ne fut jamais caché malgré la propagande trompeuse de la mission civilisatrice.

Les conséquences dévastatrices de ces deux phénomènes, la traite négrière et la colonisation, sur l’Afrique ont duré trop longtemps, plus de cinq siècles, et jusqu’au 20ème siècle. Aussi, les facteurs de dysfonctionnement déstabilisant et déstructurant persistent-ils encore dans bon nombre de pays africains au sud du Sahara. Plusieurs décennies après les proclamations formelles de leurs indépendances.

Ces facteurs négatifs ont eu de graves dommages sur les systèmes socio-culturels des populations victimes, dont les conditions de dépendance ont nourri divers préjugés au sein des peuples des puissances colonisatrices.

Dans l’histoire de l’humanité, l’Afrique est le seul continent qui ait subi aussi longtemps et aussi durement les affres de ces deux phénomènes précités, la traite négrière et la colonisation.

6- La situation fragile de la plupart de ces pays au sud du Sahara a été à leur accession à l’indépendance et à la souveraineté, l’objet d’intérêt politique et économique de la part, à la fois des anciennes puissances colonisatrices et des organisations du système des Nations Unies ainsi que d’autres partenaires. Ils ont subi dans leur évolution les influences des différentes tendances engendrées par la guerre froide jusqu’à l’écroulement du Mur de Berlin. Depuis lors, ils ont été embarqués dans le processus de la globalisation, n’ayant aucune capacité, hier comme aujourd’hui, d’avoir une quelconque prise sur les événements. Ces pays fragiles et pauvres connaissent une aggravation de leur situation déjà déplorable quand ils sont confrontés aux catastrophes naturelles : sécheresse, cyclones, inondations, famine, tremblement de terre, etc.

7- L’intérêt des bailleurs de fonds, des partenaires au développement s’est traduit notamment à partir des années 1970 dans des programmes de décennies de développement en faveur des pays pauvres.

Les programmes d’aide humanitaire, notamment alimentaire interviennent dans les zones de famine, dans les zones de tension ou de conflits.

L’évaluation critique de l’exécution des différents programmes fait apparaître des résultats fort mitigés. A l’ère de la globalisation, la communauté internationale a défini les objectifs de développement pour le 3ème millénaire toujours en faveur des plus pauvres. Ce programme vient à terme en 2015. Comme pour les autres programmes passés, les perspectives pour ce programme-ci ne sont pas aussi prometteuses alors que la globalisation intégrant les interdépendances est considérée comme un processus inéluctable devant apporter le bien-être à tous les hommes sur terre.

8- La grande importance de ce symposium de Tokyo et de l’initiative pertinente de « SASAKAWA PEACE FOUNDATION » est de nous inviter à nous débarrasser de toute vision angélique ou idyllique de la globalisation et de percevoir la persistance et même l’accroissement des inégalités et des disparités ainsi que les menaces, qui de ce fait, constituent une épée de Damoclès pour la poursuite du processus.

Cette prise de conscience devra nous amener à prendre la mesure réelle des choses et nous interroger sur les grands défis auxquels l’Afrique dans ce processus de globalisation se trouve confrontée.

• Le défi démographique et les explosions urbaines :

Le fait que la plus grande partie de ceux que le Professeur Paul COLLIER appelle dans son cri de cœur « Bottom Billions » à savoir le « Milliard le plus pauvre », se trouve en Afrique au sud du Sahara est un signe du défi démographique auquel doit faire face ce continent.

Il ne s’agit pas seulement de la condition de vie ou d’existence des habitants : la pauvreté. Il s’agit de l’accroissement rapide du taux démographique, 2,5% par an soit deux fois plus vite que les autres pays en développement. Des études de projection statistiques sérieuses estiment qu’en 2050, au milieu de ce siècle, la population de l’Afrique au sud du Sahara sera de 2 Milliards. Quel énorme défi ? Déjà dans l’imaginaire après le péril jaune, n’invoque t’on-pas le péril noir ? L’Afrique au sud du Sahara sera plus peuplée que l’Inde et comptera 25% d’habitants de plus que la Chine, le sous continent noir africain sera la région la plus peuplée du monde à l’horizon 2050. Eu outre plus de la moitié des populations sera dans les Villes. La proportion de la jeunesse sera la plus grande, car actuellement 2 habitants/3 ont moins de 25 ans.

• Le défi de l’intégration :

L’émiettement en de petits Etats, vestiges de la colonisation, représente un élément de faiblesse pour l’Afrique alors qu’ailleurs dans le monde on assiste à la constitution de grands ensembles dont le renforcement de capacités permet de faire des économies d’échelle et de résoudre les grandes contradictions ou de réaliser de grands projets ambitieux. C’est la voie qui s’ouvre à l’Afrique. C’est la voie qu’elle doit suivre.

• Défi de mise en valeur d’importantes ressources insuffisamment exploitées :

Il s’agit de ressources humaines à valoriser à travers l’éducation, ressources naturelles, énergétiques sous toutes ses formes (pétrole, charbon, uranium, énergies renouvelables), ressources minières de différentes sortes, potentialités agricoles certaines etc.

9- Que faire face à ces énormes défis ?

Dans l’histoire des expériences de développement et de reconstruction des économies modernes, les Etats-Unis d’Amérique, Première Puissance après la seconde guerre mondiale, ont joué un rôle moteur capital pour la réconciliation franco-allemande à travers la mise en valeur du projet commun de l’acier et du charbon et pour le redressement de l’Europe Occidentale ruinée par ce conflit en mettant à sa disposition sous forme de don 1% de leur PNB, soit selon une étude de la Banque Mondiale 47 Milliards de Dollars de 1981. La seule conditionnalité était de privilégier les projets régionaux permettant ainsi un regroupement qui devrait déboucher sur le Marché Commun connu aujourd’hui sous le vocable d’Union Européenne visant au-delà de l’intégration économique, un ensemble politique cohérent.

Cette même puissance mondiale dans la mise en œuvre de sa stratégie de l’endiguement contre le communisme a massivement investi en Asie dans des pays qui, en raison de leur succès économique, sont aujourd’hui appelés les dragons d’Asie. Il s’agit de Corée du Sud, Formose (Taïwan), Philippines, Indonésie.

Au même moment, la puissance Britannique alliée traditionnelle, verrouillait avec le plan de Colombo, Hong Kong, Singapour, la Malaisie et aussi l’Inde. La Thaïlande enfin, base arrière pour les bombardiers américains pendant la guerre du Vietnam, se voyait dotée d’infrastructures économiques routières, portuaires et aéroportuaires sans précédent.

L’Afrique et singulièrement l’Afrique au Sud du Sahara n’a eu ni cette chance ni cette malchance qui a donné un essor prodigieux au développement de ces pays, « Dragons d’Asie » d’intérêt stratégique pour la Première Puissance dans la lutte du camp occidental contre le communisme. Il est à retenir que le niveau économique de ces pays était le même que pour un certain nombre de pays africains avant les investissements massifs notamment américains et ensuite britanniques.

10- Cette évocation nous permet de réfléchir sur ces exemples si nous voulons éradiquer à la racine le mal que représente la pauvreté, mal qui affecte gravement la dignité de l’homme, si nous voulons mettre fin au développement du sous-développement dans la globalisation.

L’exemple de l’Europe occidentale démontre que des pays dont les économies sont ruinées par la guerre peuvent se redresser et reconstruire les bases fondamentales de celles-ci en se regroupant, surmontant ainsi leurs contradictions grâce à l’apport massif et précieux des investissements d’un partenaire puissant. Dans le cas d’espèce, c’était les Etats Unis d’Amérique.

L’exemple des pays appelés « Dragons d’Asie », de niveau économique similaire dans les années 1960, à celui de certains pays africains et qui comptent aujourd’hui parmi les économies modernes est l’illustration que le décollage économique est possible. Le sous-développement avec son corollaire l’accroissement de la pauvreté ne constituent pas une fatalité.

Certes, après l’écroulement du Mur de Berlin, le monde dans sa majorité a tourné la page de la guerre froide avec la fin du communisme. Nous vivons la transition d’un monde bipolaire à un monde multipolaire, avec l’exacerbation des contradictions que cela peut engendrer et les changements dans les rapports de force avec le transfert progressif du pôle dominant du développement économique vers l’Asie.

Cependant, des exemples précités nous devons retenir les enseignements majeurs ci-après :

- Il faut une masse critique d’investissement et pour une durée significative pour favoriser le décollage économique et le développement.

- L’intégration dans un ensemble politique et économique viable, à l’instar de l’Union Européenne permet le renforcement des capacités et le rassemblement des ressources pour mieux relever les défis du développement et lutter efficacement contre la pauvreté par une juste répartition des revenus et par l’assistance sociale nécessaire aux plus démunis.

Par manque de volonté de la communauté internationale et des partenaires au développement les promesses faites et les engagements pris pour accroître le volume de l’aide publique en faveur du développement des pays pauvres n’ont été respectés que par quelques rares pays. Il en est ainsi de l’engagement pris par les pays développés de consacrer 0,7% de leur PNB comme contribution au développement des pays pauvres. Nous avions déjà donné un bref aperçu des programmes de décennies de développement dont les résultats sont à peine tangibles.

11- Le symposium de Tokyo, au-delà des nouvelles et pertinentes approches de solutions de l’aide pour enrayer la pauvreté et des propositions de rationalisation du système pour davantage d’efficacité dans la lutte contre la pauvreté et la misère, nous permet aussi de réfléchir sur comment aider l’Afrique à bâtir les bases fondamentales d’un développement durable lui permettant de prendre en charge en toute responsabilité les actions pour enrayer la pauvreté au sein de ses sociétés.

En plus de l’efficacité des aides humanitaires, ce sont là les problématiques de développement durable des pays pauvres, dans le processus de globalisation qui se posent à nous. Aussi, aimerais-je suggérer que nous nous attachions à des priorités majeures pour le développement de l’Afrique.

Energie :

L’Afrique a, comme vous le savez, toutes les formes d’énergie dont l’exploitation sur le sol africain permettra de répondre à une condition essentielle du développement industriel à savoir la disponibilité de l’énergie à moindre coût.

Le Japon peut être leader dans la recherche de financement d’étude de faisabilité et la réalisation de grandes Installations pour la fourniture de l’énergie à moindre coût.

L’Agriculture :

Face au défi démographique et l’accroissement rapide de sa population, l’Afrique doit moderniser son agriculture et la rendre capable de nourrir ses habitants dont le nombre ne fait que croître, surtout l’Afrique au sud du Sahara.

Sasakawa a une grande expérience et une expertise remarquable dans le secteur de l’agriculture avec la contribution remarquable du défunt Professeur NORMAN BORLAUG, père de la révolution verte. Des expériences pilotes sont en cours en Ethiopie, en Ouganda, au Mali etc.

Les expériences faites par Sasakawa au Bénin au moment où j’exerçais la magistrature suprême de mon pays de 1991 à 1996 ont marqué durablement le monde paysan béninois.

Le Japon, grâce à l’expertise exceptionnelle de très haute qualité de Sasakawa dans la mise en valeur du secteur agricole, peut ici aussi être leader dans la mobilisation d’importants investissements dans l’agriculture en Afrique et continuer d’être sur ce continent l’aiguillon de la révolution verte.

L’Education :

Dans toute entreprise, sans la maitrise de la connaissance, on ne peut atteindre les objectifs recherchés.

De 1960 à aujourd’hui, l’Afrique a formé beaucoup de cadres, des experts et leurs compétences sont appréciées dans le monde. L’Afrique a, à l’heure actuelle, des ressources humaines de qualité pour la gestion de grands projets de développement. En raison du fait qu’elle doit faire face à des besoins immenses, d’importants investissements en infrastructures, en équipements modernes, en création d’Instituts scientifiques spécialisés sont indispensables dans le secteur de l’éducation, pour éviter la fuite des cerveaux, et favoriser le retour en Afrique d’éminents professeurs mais aussi pour conforter la capacité des universités africaines à accompagner le développement et à jouer un rôle catalyseur dans la création et la gestion de projets. La mobilisation à grande échelle de flux financiers pour des investissements massifs en Afrique dans ces trois secteurs prioritaires durant une dizaine d’années donnera une impulsion vigoureuse au décollage économique de l’Afrique, réduira de manière significative les inégalités et les disparités entre pays riches et pays pauvres et au sein des sociétés en raison d’un système plus juste de répartition de revenus. La globalisation connaîtra une bonne évolution car ces pays pauvres connaissant à leur tour les progrès du développement durable auront les moyens et la capacité nécessaire pour combattre et enrayer, au sein de leurs populations, les poches de pauvreté et de misère.

Pour que cette vision de globalisation humanisante et juste ait des chances de connaître des réalisations concrètes et que d’importants flux financiers soient orientés en Afrique vers ces secteurs prioritaires, il faut que le groupe des puissances économiques de la planète, le G20, partage une telle vision et intègre dans ses préoccupations la mobilisation d’importants investissements dans ces secteurs prioritaires pour l’Afrique.

Pour soulager la misère qui sévit en Afrique et réduire la pauvreté, le Président des Etats Unis d’Amérique, Monsieur BARACK OBAMA, a pris l’initiative de consacrer à l’Afrique un important programme d’aide alimentaire. Il compte confier la distribution aux entreprises privées.

L’initiative doit être unanimement appréciée, car elle relève d’une assistance concrète d’urgence pour répondre à des besoins immédiats.

Le symposium de Tokyo nous invite dans une réflexion qui dépasse les schémas traditionnels classique de l’aide publique car ils n’ont pas d’impact significatif sur le développement des pays moins avancés. Dans le processus de globalisation pour faire connaître à l’humanité entière de meilleurs progrès, il faut penser et traiter autrement les problématiques de développement des pays pauvres et leur permettre de se doter de moyens adéquats pour lutter contre la pauvreté en confortant l’effort de croissance de leurs économies. Une exigence s’impose à eux, c’est la mise en place d’un système juste de répartition des revenus et une meilleure protection des plus démunis.

Tel est l’essentiel des commentaires et appréciations que j’ai tenu à partager avec cette auguste assemblée et les propositions que je soumets à mon tour à vos réflexions.

Je vous remercie.