La Nouvelle Tribune

Pavage et assainissement des rues de Kétou, Tchaourou et Savè : les députés émettent des réserves, le gouvernement se défend

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Sur les trois dossiers d’autorisation de ratification inscrits à l’ordre du jour de la séance plénière du vendredi dernier, seulement deux ont été véritablement examinés et adoptés. Il s’agit du projet de loi portant autorisation de ratification de l’accord de prêt signé entre la République du Bénin et la Banque Ouest Africaine de Développement (Boad) dans le cadre du financement partiel du projet de pavage et

d’assainissement dans les rues de Kétou, Tchaourou et Savè et le projet de loi portant autorisation de ratification de l’accord de prêt signé entre le Bénin et le Fonds Africain de Développement (Fad) dans le cadre du financement partiel du projet de réhabilitation de la route Cotonou et de facilitation du transport sur le corridor Abidjan-Lagos phase 1.


Pour la plupart des députés qui sont intervenus au cours du débat, ils ont soulevé des inquiétudes par rapport au réseau routier de notre pays, l’entretien des voies, surtout par ces temps de pluies avec le calvaire que rencontrent les usagers. C’est le cas de la route Cotonou-Bohicon qui aujourd’hui est impraticable  et  dans un piteux état. Plusieurs députés sont revenus sur ce sujet. « De Cotonou à Bohicon, il est urgent que le train puisse circuler et le problème fondamental est là et c’est ça qui va rendre fluide le transport. Il faut accélérer également les études pour la construction de la route Dassa-Zoumè-Djougou et Djougou-Parakou. Et si on rétablit le chemin de fer, ça va faciliter le développement» a déclaré le député Nicaise Fagnon. « L’anticipation par rapport à l’entretien de cette route Cotonou-Lomé est une bonne chose et il ne  faut pas attendre d’abord que les voies se dégradent avant de prendre ces dispositions» se réjouit l’honorable Gilbert Bangana des Fcbe. La 2è questeur Assogba Françoise a fait connaitre le cri de détresse des populations de la commune de Toffo. Elle s’interroge sur le sort réservé à la reconstruction de la seule voie qui traverse 6 arrondissements sur 10 dans cette commune depuis l’arrêt des travaux depuis trois mois par l’entreprise Yamen. Pour Aké Natondé, si les pavés dans certaines régions doivent coûter plus cher  que  le bitume, il vaut mieux commencer par construire carrément des voies bitumées. Quant à la présidente  Rosine Vieyra Soglo, elle s’est indignée et s’est transformée en défenseur des paysans en affirmant que les populations sont affamées, la misère est galopante et qu’on leur parle de développement. Selon ses propos, il faut s’occuper un peu des paysans car c’est eux qui nous donnent à manger. « J’ai entendu dire quelqu’un qu’on ne mange pas les pavés mais rappelez-vous des routes romaines c’est fait de pavés. Mais quand on met 2 milliards dans la corruption-on a fait une loi et ça sert à quoi-et deux mois après tout se dégrade, alors là je ne suis pas d’accord » a martelé la présidente Rosine Vieyra Soglo.
D’autres députés n’ont pas aussi manqué d’intervenir. Le ministre en charge des travaux publics et des transports Lambert koty a apporté des éléments de réponse pour éclairer la lanterne  des députés. Au terme des débats, le projet de loi a été adopté à la majorité des députés.