La Nouvelle Tribune

Relation Rb-Prd : la version de Houngbédji sur la « supposée trahison » de 1996

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Le président du Parti du Renouveau démocratique (Prd), Adrien Houngbédji était l’invité d’une émission spéciale diffusée sur Canal 3 dans la nuit du vendredi 27 avril 2011. C’est sans doute l’épilogue du débat sur la « supposée trahison » de Nicéphore Soglo par Adrien Houngbédji en 1996. Invité d’un débat diffusé sur la chaîne privée de télévision, Canal 3 ce vendredi 27 avril 2012, Adrien Houngbédji a donné sa version des faits sur le sujet. Pour le leader des « Tchoco-tchoco », il faut cesser de parler de trahison parce qu’il n’en a jamais eu.

«  Pour qu’on parle de trahison,  il faut qu’il y ait eu, au préalable, un accord. Mais jamais il n’y a eu d’accord entre Nicéphore Soglo et moi en 1996», a-t-il clarifié. Il a, en guise d’explications, rappelé ce qui s’est passé entre eux en 1991 et en 1995. On retient donc qu’en 1991, Nicéphore Soglo président de la République, a présenté contre Houngbédji « son candidat » pour la conquête de la présidence de l’Assemblée nationale. Mais celui-ci a échoué et Houngbédji fut élu. En 1995, à l’issue des élections législatives, la Rb au pouvoir s’est retrouvé avec 29 députés, le Prd 19 députés, et le Parti Social démocrate de Bruno Amoussou, 06 députés. Houngbédji était candidat à sa propre succession à la tête de l’Assemblée nationale et ce, face à Bruno Amoussou. Le président Soglo a soutenu le leader du Psd qui a été élu à la tête de l’institution parlementaire. « Pourtant, le mieux à faire était de s’allier au Prd » qui avait le plus grand nombre de siège après la Rb. Et pour Houngbédji, le président Soglo a fait son choix en «oubliant que l’élection présidentielle devrait se tenir quelques mois plus tard. »
Pour rappel, en 1996, à l’issue du premier tour de l’élection présidentielle, Nicéphore Soglo, en fin de premier mandat, et Mathieu Kérékou se sont retrouvés au second tour. Adrien Houngbédji était venu en troisième position. Et face à un Kérékou qui avait déjà dirigé des mains de fer le Bénin pendant la période révolutionnaire, toute l’opinion prévoyait comme scénario du second tour un duo Houngbédji-Soglo pour battre Kérékou. Mais à la surprise générale, le président du Prd à appeler ses militants à voter pour le président Kérékou. Ce qui causé le départ de la Marina de Soglo après seulement un seul quinquennat et le retour aux affaires du Caméléon.