La Nouvelle Tribune

Relations viciées entre députés au sein de l’UN

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Depuis quelques temps, les relations entre différentes formations politiques au sein de la grande coalition de l’Union fait la nation (UN) ne parlent plus d’une même langue. Après le volt face de la Renaissance du Bénin qui a rejoint officiellement l’UN, c’est le tour du parti du renouveau démocratique (PRD) de sonner la cloche de son départ de ce qu’on appelé désormais l’ancienne grande coalition de l’UN.

 Cette situation déteint de plus en plus sur les députés de cette coalition au parlement. En effet, le groupe parlementaire UN est désormais fragilisé. Fort d’une trentaine de  députés au début de cette législature, il ne reste plus aujourd’hui que 19 députés bien sûr avec les députés du PRD. Si éventuellement les 9 députés du PRD faisaient défection de l’UN comme l’a annoncé certaines rumeurs, cette coalition sera réduit considérablement. C’est ce qui risque de se passer dans les prochains jours, puisque les différents clans politiques ne parlent plus le même langage. La goutte d’eau qui a débordé le vase est le départ annoncé du PRD qui a fait, il y a quelques jours de cela, une déclaration tonitruante pour se réclamer le seul parti politique de l’opposition. Après cette déclaration, des réactions ne sont pas fait attendre. C’est le parti Mds de l’honorable Sacca Fikara, membre actif de l’UN qui, au terme du conseil national de son parti le week end dernier à Porto-Novo, a désavoué le PRD et a décidé au terme de leur assise, que « l’UN reste et demeure malgré le départ de la Rb et peut-être du Prd, la seule force crédible au Bénin et les militants sont prêts pour le combat mais avec l’UN ». Aussi, le lundi dernier au siège du parti Madep de Séfou Fagbhoun, membre de l’UN, le député Louis Vlavonou dira que c’est superflu de dire que le PRD  appartient à l’opposition alors que l’UN n’a jamais dit qu’elle n’est plus de l’opposition. Dans cette atmosphère viciée, on se demande comment seront les relations entre députés de l’UN à l’Assemblée nationale. Après la convention du 28 avril 2012, ces partis politiques composant l’Un pourront-il colmater les brèches et repartir sur de nouvelles bases.