La Nouvelle Tribune

Le front citoyen pour la révision de la constitution lance ses activités

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Le débat autour de la révision du droit positif béninois se poursuit. Le front citoyen pour la révision de la constitution, nouveau né dans l’arène politique a rendu publique sa première déclaration dans l’après midi du samedi dernier, au palais des congrès de Cotonou.  

La constitution du 11 décembre 1990 a largement accompli sa mission. Et il convient de s’accorder aujourd’hui à reconnaitre que le système béninois de management, doit être revu au profit d’un système de management de développement. L’atteinte de cet objectif exige selon Iréné Agossa, président du front citoyen pour la révision de la constitution, la révision immédiate de la loi fondamentale. C’est pourquoi d’après lui, le débat dont elle fait l’objet ces derniers temps et qui porte sur l’opportunité de sa révision, est d’une évidence naturelle et incontestable. Dans la déclaration qu’il a faite ce samedi 14 Avril, le président du front précise que la constitution a eu le temps de jouer sa partition, de préserver le pays des crises que les béninois craignaient et de les protéger des démons qu’ils redoutaient. Iréné Agossa estime que le contexte politique dans lequel s’inscrit la constitution du 11 décembre 1990 a changé. Et il apparait absolument urgent et opportun de retoucher au document en y introduisant des dispositions qui vont permettre à l’Etat de prendre à bras le corps les nouveaux défis du développement. C’est pourquoi à l’opportunisme de la révision, le front oppose l’opportunité de la révision. Le vrai combat du Bénin à l’heure actuelle ne se trouvant pas dans le module d’imitation, de jalousie, de méfiance et de suspicion. Malheureusement, selon le président du front, c’est de ces maux que souffre le pays. Du coup, la société se duplique sur ce modèle et les débats sur tout sujet de développement se retrouvent handicapés et perdent leur sens d’objectivité, en se menant sur les facteurs  favorisant les crises. Face à ces réalités, il y a lieu de parer au plus pressé. Pour le front, il ne faut surtout pas laisser le processus de révision se transformer en une crise avant de réagir comme ce fut le cas pour la Lépi. Il invite donc les béninois à s’approprier le débat sur l’opportunité de la révision, pour déboucher rapidement sur le terrain de l’objectivité. Il s’agira pour les concitoyens, d’écouter l’argumentaire de chaque camp et de voir ce qu’il en est réellement. Pour ce faire, le front s’engage à mener une grande campagne de sensibilisation dans toutes les localités du pays pour partager avec les béninois sa conviction pour une révision rapide de la constitution. Ainsi, des affiches portant les messages du front  seront déployées dans les prochains jours, sur toute l’étendue du territoire national.