La Nouvelle Tribune

Recrudescence de l'insécurité à Cotonou

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La police étale ses limites  
(A quand une police véritablement efficace ?)
L'insécurité prend de plus en plus d'ampleur au Bénin et principalement à Cotonou. La police commise pour prévenir et parer à ce fléau reste inefficace. Finalement, on se demande quand pourra-t-elle véritablement joué son rôle.

La psychose est aujourd'hui à son comble. Les Cotonois ne savent plus à quel saint se vouer. L'insécurité bat son plein. Il n'y a pratiquement de semaine où les brigands ne dictent leur sordide loi aux paisibles populations. Les attaques à mains armées aux simples larcins ne se comptent plus. Cependant, il y a des gens qui sont payés pour veiller sur ces populations : les agents de police.  Les Béninois se demandent depuis quelques temps  à quoi ils servent dans le pays. Puisque, les bandits réussissent toujours leurs forfaits chaque fois qu'ils tentent leur coup. On a encore en mémoire les braquages sanglants de Missèbo,  du Cnhu, de Dantokpa, de Djidjè et bien d'autres dont l'issue est restée inaboutie. Les policiers qui se sont saisis de l'affaire ont promis faire toute la lumière sur elles, mais malheureusement, ce n'est pas demain la veille. Après  le dernier western du lundi passé, au carrefour Cica Toyota, les policiers sont encore montés au créneau pour affirmer leur détermination à arrêter ses malfrats. Mais, force est de constater que plus les jours passent, plus le calvaire des populations s'accentue. Chaque jour que Dieu fait, de nouveaux braquages ou vols à mains armées sont perpétrés au nez et à la barbe de ces policiers. Au bout du compte, toute leur profession de foi est désormais perçue comme un aveu d'impuissance et de démission. Les bandits démontrent de mieux en mieux leur ingéniosité à se jouer de nos agents de police. Et pourtant, ils ont été formés à grands frais sur le dos du contribuable béninois. Que font-ils alors du savoir qu'ils ont acquis à l'école ?
Il y a quelques mois, il était question d'élaborer un plan de sécurité pour la ville de Cotonou. Après cette annonce, plus rien. Selon certaines sources proches de la police, ce plan n'a pas encore vu le jour. Raison évoquée, les intrigues entre responsables de la police. Finalement, nul ne peut dire avec précision  la date de l'accouchement de ce précieux document qui n'existe pas au Bénin depuis 1960. S'il est vrai que les moyens mis à la disposition de la police sont jugés insuffisants , il n'en demeure pas moins que les agents de policie Béninois fuient habituellement devant les bandits abandonnant les populations sans défense. La police doit donc se réveiller et redorer son blason en prévenant et en déjouant surtout les coups des gangsters à l'avance. Ce n'est pas en jouant au médecin après la mort qu'ils sont utiles à la nation.

Benoît Mètonou