La Nouvelle Tribune

Le K.O de Boni Yayi a un an

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13 mars 2011- 13 mars 2012. Cela faisait hier un an qu’à l’issue du premier tour du scrutin présidentiel, le président Boni Yayi était élu pour un second et dernier mandat présidentiel. Le devoir de mémoire oblige à un retour sur l’événement, une grande première dans l’histoire démocratique du Bénin.

La crise dans le secteur de l’éducation avec le bras de fer qu’il a suscité entre le gouvernement et les enseignants, retient tellement les attentions qu’on n’en a pas parlé.  Il s’agit bel et bien de l’an un de la victoire au premier tour de l’élection présidentielle  par Boni Yayi. En effet, le 13 mars 2011, à l’issue d’un scrutin pourtant annoncé serré par des observateurs, le président Boni Yayi a été élu pour son second mandat dès le premier tour avec un peu plus de 53% du suffrage exprimés. Au total  14 candidats étaient dans la course pour la Marina, dont les plus en vue Boni Yayi pour la majorité présidentielle, Adrien Houngbédji pour l’alliance de l’opposition l’Union fait la nation (Un) et Abdoulaye Bio Tchané pour l’alliance « ABT 2011». Parmi les 13 candidats, une seule femme  en lice : Marie-Elise Gbèdo. A l’issue d’un scrutin jugé « critique », Boni Yayi s’en est sorti en tête de pelletons avec une majorité absolue de plus de 53%, suivi d’Adrien Houngbédji qui a obtenu un peu plus de 35% puis en troisième position Abdoulaye Bio Tchané dont le score tournait autour des 5%.  Candidate à une élection présidentielle pour la troisième fois, Marie-Elise Gbèdo n’a pu obtenir 1%, qui apparaît comme un défi pour elle aux yeux des observateurs.

La particularité

L’usage d’une Liste électorale permanente informatisée est la marque de l’élection présidentielle de mars 2011.  Ce fichier électoral biométrique qui était censé garantir la transparence du scrutin a été la source de désaccord entre les différents candidats. Sa fiabilité était mise en cause par l’opposition, notamment l’Un qui a dénoncé « une liste électorale bâclée ».  Et pour preuve, plus d’un million de béninois en âge de voter ont été mise en rade par la Lépi.   L’élection a été reportée à deux reprises. Prévu initialement pour le 11 février  2011, a  d’abord été reporté au 06 mars avant de se tenir finalement le 13 mars. La tension avait monté d’un cran, l’incertitude chez les citoyens, la peur dans tous les cœurs, on redoutait le pire, mais en cette date du 13 mars, le génie béninois a encore surpris la communauté internationale.  Le scrutin s’est déroulé dans le calme, sans incidents. Et pour les résultats, malgré les contestations de l’opposition qui revendiquait un second tour, force est restée  à la loi. On retiendra tout de même que de toute l’histoire démocratique du Bénin depuis la conférence des forces vives de la nation de février 1990, en cinq élections présidentielles, celle du 13 mars 2011 est la première à l’issue de laquelle le président est élu dès le premier tour.