La Nouvelle Tribune

Bénin Control : «Un contrat se respecte…», dixit Sébastien Ajavon

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Le président du Conseil national du patronat (Cnp) du Bénin a profité de l’assemblée générale des patrons tenue hier pour donner sa position sur la réforme du Programme de vérification des importations de nouvelle génération (Pvi-ng) et la polémique sur la résiliation du contrat de Bénin Control. Elle était attendue, elle est désormais connue. Le puissant homme d’affaire béninois et par ailleurs président du Conseil national du Patronat (Cnp) qui avait jusque là entretenu un certain mutisme quant à la question des réformes portuaires, s’est enfin prononcé.

« Le magnat de la volaille » comme il est désigné dans la presse béninoise a profité de l’assemblée générale des patrons tenue ce mercredi pour donner sa position sur la réforme du programme de vérification des importations de nouvelle génération (Pvi-ng) et la polémique autour de la résiliation du contrat qui lie Bénin Control, la société privée sélectionnée par le gouvernement pour mettre en œuvre le Pvi-ng, et l’Etat béninois. Pour l’homme d’affaire, « un contrat se respecte. Et il est important que notre pays respecte sa signature ». Et tout en déconseillant toute remise en cause du contrat de Bénin Control, Sébastien Ajavon reconnaît q’il se pose un problème au niveau de la mise en œuvre de la réforme. « La réforme a péché dans sa mise en œuvre. Elle n’a pas tenu compte du fait que le Bénin est un pays de transit », a-t-il souligné. Il faut noter que le Pvi-ng est l’une des principales réformes entreprises au port autonome de Cotonou par le gouvernement. L’objectif est de rendre plus compétitif ledit port pour un meilleur recouvrement des recettes douanières perçues au niveau de la chaîne portuaire. Officiellement lancée en mi- 2011, sa mise en œuvre pratique qui a débuté quelques mois plus tard et dans cette même année connaît des difficultés avec des poches de résistances chez certains acteurs de la plateforme portuaire. Conséquence, un tollé général sur la réforme elle-même mais aussi sur le contrat qui lie la société chargé de sa mise en œuvre et l’Etat. Des informations ont en effet fait état de ce que le président de la république avait l’intention de revoir les clauses du contrat. Ce qui a suscité une sortie médiatique en cascades aussi bien de personnalités politiques, d’acteurs économiques que de représentants de la société civile. Les différentes interventions se sont cristallisées sur la défense d’une idée : « Le Pvi-ng est une forme pertinente et noble.  Et l’Etat béninois se devait de respecter son engagement avec Bénin Control.» Et c’est dans le sens qu’est allé Sébastien Ajavon, le patron des chefs d’entreprises du Bénin.