La Nouvelle Tribune

Tensions entre l’Archa et le ministère de l‘environnement

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(Des rivalités qui freinent la réhabilitation de la ville d’Abomey) Le projet de réhabilitation de la ville d’Abomey confié à l’agence de réhabilitation de la cité historique d’Abomey (Archa) constitue une pomme de discorde entre le ministère de l’environnement de l’habitat et de l’urbanisme (Mehu) et l’archa. Tous deux revendiquent le droit de pilotage de ce projet.

Le lundi dernier pour certains travaux de pavages de rues dans la ville d’Abomey, le ministre de l’environnement de l’habitat et de l’urbanisme Blaise Ahanhanzo Glèlè a militarisé les endroits où les travaux de pavages se déroulent. Selon des indiscrétions, les alentours des routes objets de pavage auraient été militarisés pour deux raisons. La première raison évoquée pour justifier cet acte du ministre réside tout simplement dans l’objectif de contraindre la population d’Abomey à ne pas manifester dans le but d’empêcher les travaux de pavages des rues. Selon les informations recueillies sur le terrain, la population aurait voulu manifester parce qu’elle préfère que les voies soient goudronnées au lieu d’être pavées. Et la raison qui sous tend cette préférence  de la population est que selon elle, le goudronnage des voies reviendrait moins cher que le pavage.
La deuxième raison plus importante qui justifie l’acte de militarisation du ministre de l’environnement est plus profonde et plus délicate. Et pour cause, selon les indiscrétions, c’est parce qu’il y a une rivalité entre l’agence de la réhabilitation de la cité historique d’Abomey (Archa) qui est chargée de piloter le projet de réhabilitation de la ville d’Abomey et le ministère de l’environnement de l’habitat et de l’urbanisme (Mehu). En effet, toujours selon les indiscrétions, le Mehu dirigé par Blaise Ahanhanzo Glèlè, se considère comme le cabinet le mieux approprié que l’archa pour piloter le projet de la réhabilitation de cette ville. Ce qui emmène bien évidement le ministre Blaise Ahanhanzo Glèlè à prendre toutes sortes de décisions de façon solitaire comme celle du lundi dernier. Aussi, est-il important de noter que cette rivalité malsaine entre le Mehu et l’archa existait depuis que Blaise Ahanhanzo Glèlè était à la tête de la municipalité de cette ville située au centre du Bénin. Le pire est que devant cette situation le gouvernement ne dit rien pour décanter la situation. Peut-être qu’il le fera après mais pour le moment c’est le silence radio. Il ne reste qu’à espérer que les protagonistes prennent conscience de l’importance de la réhabilitation de leur en mettant de côté tous leurs différents.