La Nouvelle Tribune

L’Un fait des propositions pour un audit incontestable du fichier électoral

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L’Union fait la nation (Un) veut l’audit et la correction de la Liste électorale permanente informatisée (Lepi), mais à certaines conditions. Et elle a fait savoir lesdites conditions à la mission de l’Organisation internationale de la francophonie (Oif) pour l’évaluation de la Lépi qui séjourne à Cotonou. C’était lors d’une séance qui a réunie les deux parties dans l’après midi d’hier au Palais des congrès de Cotonou.

Comme conditions et propositions de la délégation de l’Un à la mission de l’Oif, l’alliance de l’opposition demande, avant l’audit proprement dit de la Lepi, à l’Oif d’aider les parties concernées à convenir du cadre légale de conduite aussi bien de l’audit que de toutes autres actions relatives à la Lepi. L’Un insiste aussi sur l’établissement d’un rapport par un organisme indépendant choisi de façon consensuelle. Ledit rapport doit rendre compte des résultats de l’audit qu’effectuera la mission de l’Oif et devra formuler des propositions pour l’amélioration du fichier existant et l’achèvement du processus d’établissement de la Lepi. Et pour l’Un, le rapport en question devra être examiné et approuvé par les instances légales convenues avant l’engagement de toute action de correction et d’achèvement du fichier électorale informatisé. La délégation de l’Un exige enfin que tous les citoyens soient pris en compte dans le processus de correction et d’achèvement de la Lépi. Cela, y va, avance-t-elle, du respect des droits de tous les citoyens.

Constats

L’Un a, avant d’énumérer ses conditions et propositions, fait des constats sur la Lépi en question. L’union fait remarquer une mise en scène en ce qui concerne la remise par la Commission politique de supervision (Cps) de la liste à la Commission électorale nationale autonome (Cena) à la veille de l’élection présidentielle du 13 mars 2011. «En dépit de la cérémonie officielle de remise de la Lepi organisé par la Commission politique de supervision (Cps), la Cena n’a jamais disposé de Lepi», constate l’Un. Et la preuve, est que «ni la Cena, ni la Cour constitutionnelle n’ont pu, jusqu’à ce jour, fourni des statistiques sur le taux de participation » pour les présidentielles et les législatives. C’est pourquoi, l’alliance avoue soutenir «toute action tendant à procéder à l’audit de la Lépi, dans l’état où elle a été utilisée pour les élections présidentielles et législatives». «Car, ajoute-t-elle, toute modification après la « remise officielle» des documents à la Cena, est illégale aux termes des dispositions de la loi n°2009-10 du 13 mars 2009 portant organisation du recensement national approfondi et établissement ;et doit être annulée»