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Médiation culturelle: Erick-Hector Hounkpê expose «Tous au Fitheb» aux créateurs

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A la faveur d’une rencontre d’échanges jeudi dernier au siège du Festival international de théâtre du Bénin (Fitheb), le Directeur dudit festival, Erick-Hector Hounkpê, a expliqué aux artistes et aux professionnels des médias le bien fondé de son projet «Tous au Fitheb», dont les inscriptions sont déjà ouvertes.

La Direction du Festival international de théâtre du Bénin (Fitheb), sous Erick-Hector Hounkpê,  poursuit sa démarche de médiation culturelle. Cette fois-ci, vers le public environnant du siège du festival, constitué d’agents des administrations publiques et privées ; d’écoliers, élèves, et étudiants des écoles, collèges et universités privés de la zone. Il y a également le public qui fréquente la zone pour des raisons commerciales.«C’est un public abondant que le Fitheb veut inclure dans sa démarche de médiation culturelle», résume le D/Fitheb lors de sa rencontre d’échanges jeudi 16 mars dernier avec les artistes en présence des journalistes sur le projet. «Tous au Fitheb», vise à aller chercher ce public où qu’il se trouve, l’entretenir et le fidéliser au Fitheb.

«Mon mandat, c’est d’aller chercher le public là où il est, pour construire après la rentabilité économique du festival, car aucune manifestation ne peut prospérer sans un public de base», rappelle le D/Fitheb.

«Il ne faut pas attendre la biennale pour faire venir le public, mais lui donner l’habitude déjà d’être ici», ajoute-t-il. Pour y parvenir, notamment au niveau de cette cible de l’ex-ciné vogue, «Tous au Fitheb» consiste à offrir des moments de divertissements sains, à travers des spectacles gratuits de théâtre, de poésie, de conte, de musique et de danses traditionnelles, dans les salles du Fitheb. Et ce, du mardi au jeudi entre 13h et 19h, puis 19h et 21h. En effet, les études dans la zone et la petite expérience de 2015, ont démontré qu’un lot important de cette cible a soif de moments de détente sains pendant ces tranches d’heure.

Un ‘’investissement’’ sûr pour les créateurs

«Tous au Fitheb», c’est aussi pour les créateurs locaux. D’abord, il leur offre un espace gratuit d’expression. A ce propos, il est déjà lancé depuis mardi 14 mars 2017, un appel à spectacles à leur intention. Il suffit de s’inscrire pour bénéficier d’une programmation gratuite dans les salles du Fitheb. Ensuite, il est annoncé que le Fitheb sélectionnera certains spectacles de la saison, qu’il va renforcer pour être programmés pour sa phase migratoire et aussi pour la biennale. Enfin, il sera également créé pour les créateurs, un réseau de salles de diffusion. Le seul prix à payer pour ce début de «Tous au Fitheb», c’est d’y participer gratuitement.

Visiblement, les créateurs ont perçu tôt les avantages d’un tel projet sur leur carrière. «Nous n’allons pas gagner forcément de l’argent maintenant, mais c’est comme un investissement ; c’est comme un cultivateur qui laboure et attend le temps de récolte», confie le comédien-metteur en scène Humbert Boko. Pour lui, c’est également une manière d’amener les créateurs, notamment ceux de la jeune génération, à travailler comme leurs aînés dont Allougbine Dine, Tola Koukoui et autres, qui rappellent-t-ils, n’attendaient pas forcément de l’argent pour créer et chercher des espaces pour diffuser. «Ce ne sera qu’un petit sacrifice ce début.», reconnait son confrère Donatien Codjo Sodégla. Au terme de leurs échanges avec le D/Fitheb, ces créateurs avouent qu’au-delà du festival, il s’agit à travers ce projet, d’une mobilisation pour ‘’bâtir’’ ensemble ce public, ce marché, cette source de rentabilité qui leur permettra de vivre de leur art au pays.

Rappelons que les inscriptions sont ouvertes jusqu’au 29 mars prochain. Elles peuvent être faites à la Direction du Fitheb à Cotonou, ou en ligne sur le site www.fithebbenin.com