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Bénin : Les agents de Bénin Télécom Sa dénoncent une expropriation arbitraire

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Les agents de Bénin Télécom infrastructure dénoncent une expropriation arbitraire de 16 hectares d’un domaine appartenant à leur société. Les travailleurs de Bénin Télécom Sa s’insurgent contre la mauvaise gestion faite de leurs ressources.

A la faveur d’un sit in tenu ce lundi matin juste après le cérémoniale des couleurs, les agents et leurs responsables très déterminés, veulent gagner la bataille contre la cessation injuste des travaux engagés sur le domaine de la station terrienne à Abomey Calavi au profit de la construction d’un hôpital de référence annoncée lors du conseil des ministres en date du 15 mars 2017.

Pour leur secrétaire général Franck  Ayédomonhan qui a lu la motion, Bénin Télécoms Infrastructure est pillée chaque jour un peu plus au nez et à la barbe des autorités, qui à cause de leur silence sont aujourd’hui taxées de complices.la goutte d’eau qui a fait déborder le vase est qu’ils ont été informé de ce que les travaux entrepris à la station terrienne d’Abomey Calavi dans le cadre du projet Pdidc ont été suspendu au cours de la première semaine du mois de mars.

Selon leurs informations, cette suspension fait suite à la demande du gouvernement de la rupture qui voudrait disposer de ce site au profit du ministère en charge de la santé, pour y implanter un hôpital. Cette suspension aura à l’évidence des conséquences contractuelles préjudiciables. D’un autre côté, ces travailleurs exigent du gouvernement du Bénin révélé la poursuite des travaux sur le site de la station terrienne. Le directeur général de Bénin Télécom infrastructure Sa, Djalil Assouma promet leur donner satisfaction dans les jours à venir.

Motion de protestation

Le personnel de Bénin Télécoms Infrastructures SA (BTI SA) souffre le martyr sous la gouvernance de Monsieur Djalil ASSOUMA. Les travailleurs sont démotivés et de plus en plus déprimés. L’entreprise est dans un marasme sans précédent et presque tout y stagne malgré nos cris de détresse. Le personnel a pourtant placé son espoir dans le Gouvernement de la Rupture et du Nouveau départ pour mettre fin à la mauvaise gestion de Monsieur Djalil ASSOUMA, mais depuis plus de trois (3) ans, ce dernier continue avec la mal gouvernance en arpentant les couloirs du nouveau Régime et fait subir au personnel ses incessantes menaces.

Les actes de mauvaise gestion de monsieur Djalil ASSOUMA, que nous avons toujours dénoncés, restent sans écho et Bénin Télécoms Infrastructures SA est pillée chaque jour un peu plus, au nez et à la barbe des autorités qui, à cause de leur silence, sont aujourd’hui taxées de complices.

La goutte d’eau qui à débordé le vase est que, nous avons été informés de ce que les travaux entrepris à la Station Terrienne d’Abomey-Calavi, dans le cadre du projet PDITT, ont été suspendus au cours de la première semaine du mois de mars 2017. Selon nos informations, cette suspension fait suite à la demande du Gouvernement du Bénin qui voudrait disposer de ce site au profit du Ministère en charge de la Santé pour y implanter un hôpital. Cette suspension aura, à l’évidence, des conséquences contractuelles préjudiciables à l’aboutissement normal dudit projet. Une expropriation programmée de BTI SA dans l’opacité sans une contrepartie de valeur supérieure ou égale.

La situation financière de BTI SA, qui est déjà très critique, subira encore un grand coup si ce risque d’amenuisement de son patrimoine s’avérait réel.

Selon nos informations, à cette date, aucune procédure administrative n’a été mise en œuvre pour la cession de ce domaine à l’Etat. Et pourtant, le compte rendu du dernier conseil des ministres, au point 1er fait cas de la construction d’un hôpital de renom à Calavi. Une requête écrite de confirmation de cette information a été adressée au Directeur Général de la société par les syndicats. De sa réponse orale et laconique, il ressort que ce dernier n’est pas préoccupé de l’avenir de Bénin Télécoms Infrastructures SA.

Les travailleurs de BTI SA réunis en Assemblée Générale le mercredi 15 mars et en sit –in de ce jour, s’opposent formellement à l’expropriation des 16 hectares de leur société sise à Abomey-Calavi. Il apparait clair que le DG ASSOUMA, continu de faire allégeance aux autorités de la rupture complices qui l’ont maintenu au poste, en portant du bout de bras tout ce qu’il peut pour qu’il continue de bénéficier de la protection du roi, malgré ses turpitudes dénoncées.

Messieurs,

Considérant, la négligence à dessein de BTI SA par l’Etat qui se manifeste entre autres, par le retrait à Bénin Télécoms SA de la bande de fréquence des 800 MHz au profit des opérateurs privés ;

Considérant comme inapproprié, la création du GIE- ACE pour gérer la seconde station d’atterrissement de câbles sous marins ; certains opérateurs GSM et FAI, les plus dominants du secteur, sont membres et ont des capacités disponibles ; et que cette mesure a pour conséquence la résiliation des capacités de ces opérateurs sur le SAT3 de Bénin Télécoms Infrastructures SA ;

Considérant la mauvaise gestion des ressources humaines faite de  non règlement des situations administratives des travailleurs; le refus de la mise en application du plan de reconversion pour justifier le désert de compétence ; plus de trois ans de retraite sans pension de retraite ; le non reversement des retenues sur nos maigres salaires à la CNSS depuis plusieurs mois; la présence de SUP Télécoms, une école privée concurrente installée dans l’enceinte du Centre de Formation Professionnelle (CFP) de Bénin Télécoms SA qui est devenue Ecole Supérieure des Télécommunications du Bénin (ESTB) qui est la désinvolture ;

Considérant la mauvaise gestion de nos domaines, Akpakpa envahi par la SOGEMA sans le moindre contrat et créant du coup un litige en vue avec BTI SA; le cas du terrain de BTI SA juste à l’échangeur de Godomey les autres cas de non sécurisation de nos domaines ;

Considérant l’absence d’acte administratif qui établit le représentant du personnel pour siéger au conseil d’administration comme une violation des droits des travailleurs à qui les décisions de ces CA ne peuvent s’imposer;

Considérant l’opacité dans la gestion et l’exécution du projet DPITT par la prise et la remise en cause permanente des décisions par rapport à la gestion du personnel dite détaché à SOFRECOM ;

Considérant la male gouvernance et la corruption tant dénoncé à BTI SA sans écho de l’autorité et qui reste insensible comme preuve de complicité de cette dernière ;

Nous travailleurs de Bénin Télécoms Infrastructures soutenus par ceux de BTS SA, ceux de LIBERCOMS SA, de la POSTE du Bénin SA, de nos ainés retraités et par nos confédérations participants à la manifestation de ce jour, exigeons du gouvernement du Bénin révélé :

La démission ou le limogeage de ASSOUMA Djalil à BTI SA

La poursuite des travaux par Huawei sur le site l’ex station terrienne ;

Le paiement de nos droits (hiérarchisation, CNSS, …) sans distinction de matricule ;

Les travailleurs de Bénin Télécoms Infrastructures SA se réservent le droit de poursuivre la manifestation par tous les moyens jusqu’à satisfaction totale de nos revendications.

Vive Bénin Télécoms Infrastructures SA avec le partenariat public privé (PPP)

Les participants

Syndicat National des Travailleurs de Bénin Télécoms Infrastructures SA (SYNATEL-BTI)

Union des Travailleurs de Bénin Télécoms Infrastructures SA (UTBT)

Syndicat des Travailleurs de Bénin Télécoms Infrastructures SA (SYNTRA-BTI)

Syndicat National des Travailleurs de Bénin Télécoms Infrastructures SA (SYNABETEL-I)

Syndicat Libre des Travailleurs de Bénin Télécoms Infrastructures SA (SYLTRA-BT)