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Révision de la Constitution: " Le référendum n'est pas une option, c'est la seule issue " selon le Prof Aïvo

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Le professeur agrégé de droit public et constitutionnaliste Joël Aïvo, était sur Soleil FM hier dimanche 19 mars, pour opiner sur le projet de révision de la constitution du Bénin. L’émission «Le Grand rendez-vous », a été pour le juriste, l’occasion d’apporter des réponses aux questions lancinantes relatives au projet de la « nouvelle constitution ».

Pour éclairer l’opinion publique sur le projet de loi de révision constitutionnelle qui focalise actuellement toutes les attentions, Joël Aïvo était ce dimanche, l’invité du « Grand rendez-vous » de Soleil FM. Au cours des 90 minutes que dure l’émission qui, pour la circonstance a fait l’impasse sur les questions des auditeurs, le constitutionnaliste a exposé ses appréhensions par rapport au projet. « La constitution du 11 décembre 1990 est probablement l’une des meilleures du continent, l’une des constitutions les mieux pensées, les mieux écrites et les mieux ancrées dans la sociologie, et l’histoire politique de notre pays », a introduit Joël AÏvo.

Pour cela, l’universitaire pense que « la constitution du Bénin, du 11 décembre 1990, peut ne pas être révisée ». Parce que dit-il, le Bénin est stable politiquement depuis 26 ans, et malgré quelques dysfonctionnements, les institutions fonctionnent plus ou moins harmonieusement. Et le professeur de droit d’ajouter que « quels que soient les amendements qu’on apportera à la constitution, sa mise en œuvre ne nous épargnera jamais des dysfonctionnements ». La constitution du 11 décembre 1990, poursuit Joël Aïvo, si elle n’est pas révisée, le Bénin ne court aucun péril, aucun risque.

Des explications du professeur de droit, il ressort que le Bénin n’est pas un médiocre modèle de démocratie, parce qu’il n’a pas révisé sa constitution depuis 1990. Mais il reconnaît que ce n’est pas pour autant que la constitution du Bénin est intouchable. Cependant, l’invité de Soleil FM estime que si nous faisons l’option de réviser la constitution, il faudrait que ce soit « une révision sage, chirurgicale et clinique sur deux ou trois points du système, qui peuvent permettre de relancer la machine ». Et parlant du projet de loi de révision constitutionnelle transmis à l’Assemblée nationale par le gouvernement, le rapporteur de la commission des réformes politiques et institutionnelles d’alors, trouve qu’il s’agit plus d’une réécriture que d’une révision.

« Ce n’est ni une modification, ni un amendement ou une révision », selon Joël Aïvo.

« La réécriture d’une constitution se mesure à l’aune de la sensibilité des matières qui sont touchées », a-t-il expliqué. Car si le projet passe, non seulement nous changeons de système, mais nous changeons de vie, d’après Joël Aïvo. Selon lui, l’architecture et la structure ont changé contrairement à ce qu’a dit le conseil des ministres.

« Le conseil des ministres s’est trompé de bonne foi, mais lourdement», dit le professeur de droit.

Par ailleurs, Joël Aïvo a déploré la révision de la constitution devenue pour le régime actuel, un défi personnel à relever à tout prix. De ce point de vue, on a entendu de la bouche du constitutionaliste des mots très forts pour comparer le comportement des initiateurs du projet de révision, à celui d’un homme qui s’enorgueillit d’avoir « déviergé une jeune fille ». Pour lui, le régime donne l’impression de vouloir à tout prix « dévierger » la constitution du 11 octobre 1990.

Un référendum s’impose !

D’après le doyen de la faculté de droit de l’université d’Abomey-Calavi, la révision de la constitution doit