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Révision de la Constitution en procédure d'urgence: réactions de quelques députés

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La plénière a pris connaissance jeudi, de la correspondance adressée par le président de la République, Patrice Talon, au sujet de la demande à l’Assemblée nationale de la convocation d’une session extraordinaire, en vue de l’étude en procédure d’urgence du projet de révision de la loi fondamentale du 11 décembre 1990.

C’est cette communication hier en plénière, concernant la demande de procédure d’urgence qui a fait déborder le vase à l’hémicycle. Certains députés ont aussitôt réagi à la demande du gouvernement. C’est l’honorable Valentin Djènontin qui a ouvert le bal en attaquant la procédure gouvernementale. Selon lui, qu’est-ce qui presse tant, pour que le gouvernement demande une procédure d’urgence alors que la session extraordinaire souhaitée n’est même pas encore ouverte.

Il sera aussitôt appuyé dans ses propos par son collègue André Okounlola, qui a abondé dans le même sens. L’hémicycle a été subitement surchauffé lorsque la doyenne des députés de la 7è législature, la présidente Rosine Vieyra Soglo, a enfoncé le clou (lire ci-dessous).

Lire Rosine Soglo : Qu'est-ce qui pousse le président Talon à vouloir réviser en urgence la constitution

Mais, en réponse à toutes ces préoccupations de ses collègues, le président Adrien Houngbédji dira qu’il ne voit pas encore l’opportunité de ces débats. Selon ses propos, la session extraordinaire n’est pas encore ouverte, mais il n’a fait qu’appliquer les dispositions du règlement intérieur de l’Assemblée nationale, qui l’autorisent à affecter le dossier en commission.

Ainsi, au moment de l’ouverture de la session extraordinaire, les discussions seront ouvertes et vont statuer sur l’opportunité ou non de la demande de procédure d’urgence.