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Bénin : Lokossou craint l’instauration progressive de la pensée unique

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Dieudonné Lokossou, Secrétaire général de la  Confédération des syndicats autonomes du Bénin (Csa-Bénin), est heureux de prendre sa retraite syndicale mais il s’en va craintif.

Procédant à l’ouverture  du 6ème congrès de sa confédération, le Sg Lokossou a relevé dans la gouvernance actuelle des signes d’une « marche progressive vers l’instauration de la pensée unique ». Il en veut pour preuve la « décision arbitraire de suspension des activités des trois (03) organisations estudiantines sur les campus universitaire de notre pays, prise par décret en conseil des ministres en date du 5 octobre 2016 ». « Comment peut-on concevoir que dans un Etat de droit tout le monde devienne ‘’mouvancier’’ ? », s’est interrogé Dieudonné Lokossou qui trouve suspecte l’attitude de la classe politique depuis l’avènement du régime de la Rupture et du Nouveau départ en avril 2016. Laquelle attitude se caractérise par une « passivité totale doublée d’un silence complice ».

A en croire le syndicaliste, c’est d’ailleurs, entre autres, cette attitude inquiétante de la classe politique qui a contraint les centrales et confédérations syndicales à reprendre leurs armes pour se lancer à nouveau dans le combat afin de freiner ce qu’il qualifie de « dérives » en cours et empêcher la restriction des libertés démocratiques.

Dans son discours, le Sg Lokossou a apprécié les rapports entre le gouvernement et centrales et confédérations. Selon le premier responsable de la Csa-Bénin, très déçu, ces rapports sont des plus exécrables. Il en veut pour preuve, les « décisions hasardeuses, unilatérales et opaques prises dans le cadre des privatisations tous azimuts des sociétés d’Etat et les  liquidations hâtives de la SONAPRA, de l’ONASA, de la CAIA-SA, de l’ONS où plusieurs emplois des travailleurs sont menacés sans oublier le cas des 1045 agents des CARDER dont les contrats ont été résiliés par le ministère de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche ».

Le Sg Lokossou a également évoqué la fermeture de certains organes de presse par la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (HAAC).