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Il appelle le président Nago à une prompte réaction
L’ honorable Janvier Yahouédéou est menacé de mort. C’est ce qu’il dénonce à travers une nouvelle lettre en date du 23 janvier qu’il vient d’adresser au président de l’Assemblée nationale, Mathurin Coffi Nago. Les raisons de ces menaces résident dans les critiques qu’il a formulées sur les surfacturations et la qualité des machines agricoles acquises par le gouvernement dans le cadre de la révolution verte, précise-t-il dans sa lettre.
Il souligne que sur ce dossier, il a souhaité que le Parlement interpelle le gouvernement. Mais jusqu’à présent, cela est resté lettre morte. C’est plutôt par des menaces qu’on lui répond. Vu l’insistance avec lequel ce sordide projet d’élimination physique que les gens voudraient camoufler en braquage demeure d’actualité, il estime que le Professeur Mathurin devrait faire diligence pour que la vérité soit faite sur le dossier des essoucheuses et des tracteurs acquis à des prix hors norme. Avec le vœu que ce ne sera pas son cadavre qui va décider l’autorité parlementaire à utiliser les articles 112 et 113 du règlement intérieur.
Il faut rappeler qu’en son temps, lorsque le député Yahouédéou qui est de la mouvance présidentielle dénonçait le scandale des machines agricoles, des voix se sont élevées dans cette même mouvance pour le vouer aux gémonies. Mieux, pour démontrer qu’il avait tort sur toute la ligne, le gouvernement a fait venir du Canada M.Gaudreault, Pdg de la société Gyrotrac qui a vendu les tracteurs et les essoucheuses au Bénin. Mais après cela, le gouvernement du Dr Boni Yayi n’est plus revenu sur la question. Alors que devant les populations de Ouinhi, le chef de l’Etat a promis que la lumière sera faite sur ce dossier.
Aujourd’hui, le principal dénonciateur se dit objet de menace de mort déguisé en braquage. Il importe qu’au sommet de l’Etat, cette affaire soit prise à bras-le-corps afin que le pire ne survienne d’abord. Mais avant tout, le président Nago est celui qui doit faire avancer le dossier.
La lettre de Yahouédéou au président Nago Janvier YAHOUEDEOU Porto-Novo, le 23 Janvier 2010 Député à l’Assemblée nationale Mobile : 95.40.11.11 A Monsieur le Président de L’Assemblée Nationale Porto – Novo Objet : Menaces d’assassinat
Excellence Monsieur le Président de l’Assemblée nationale,
Je vous ai adressé le 1er décembre 2009 une lettre au sujet d’un certain nombre de préoccupations relatives au scandale lié à l’acquisition de matériels agricoles par le PPMA. Cette question écrite faisait suite à mes critiques sur la qualité des tracteurs et les grosses surfacturations opérées sur les commandes octroyées de gré à gré entre 2008 et 2009. Mes révélations faisaient état de surfacturations s’élevant à plusieurs milliards FCFA pour l’acquisition des 350 tracteurs et environ 750 millions Fcfa sur l’achat des 4 essoucheuses.
En lieu et place de réponses, j’ai plutôt droit à des menaces et stratégies conduisant à mon élimination, qu’on compte maquiller comme conséquences d’un braquage de véhicules. J’en ai parlé en votre présence le 26 décembre 2009.
Je viens d’apprendre que ce sale projet est revenu à l’actualité. Ne pouvant attendre que ce soit mon cadavre qui dénonce, je voudrais rappeler à votre autorité ces menaces qui pèsent sur ma personne. Pour terminer, Excellence monsieur le Président, je voudrais attirer votre attention sur l’appel aux dispositions des articles 112 et 113 du règlement intérieur de l’Assemblée nationale pour amener les députés à l’interpellation du gouvernement afin de le contraindre à fournir les documents réclamés en attendant la mise en place de la commission d’enquête parlementaire.
Veuillez recevoir, Excellence monsieur le Président, l’expression de mes sentiments de profond respect.
Janvier YAHOUEDEOU version (30-11-1999) dans la catégorie une |
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SAVOIRLEDIRE 26-01-2010 02:49
Je vous soutiens pour la recherche de la vérité dans cette affaire de machines agricoles et autre.
Mais je vous prie d'éviter de tomber dans la diversion facile. J'ai comme l'impression que vous cherchez à vous victimiser et à paraitre ainsi aux yeux des Béninois que nous sommes.
Mais à ce jeu, vous pouvez vous brûler les doigts.
Une fois encore, je vous félicite pour vos dénonciations, et je souhaite comme tous les Béninois, que le Gouvernement nous rende compte des dessous de cette affaire.
De quoi avez-vous peur vraiment? Dites-nous qui vous menace ou peut vous menacer? Si vous avez des compte à régler avec votre frère Dovonou, réglez-les entre vous, mais ne venez pas polluer davantage l'environnement déjà malsain, prélude à mars 2011.
C'est très facile d'affirmer qu'on reçoit des menaces de mort. C'est vrai que dans les pays mieux organisés, on aurait déjà décelé si c'est vous même qui vous menacez ou si c'est réelle, vos affirmations.
Mais, même si au Bénin on n'est pas encore en mesure de démasquer les auteurs de ces menaces supposées, il est souhaitable que vous évitiez de jouer avec la sensibilité des Béninois que nous sommes.
Êtes-vous le seul béninois qui dénonce des choses sous le changement? Pourquoi vous et pas les autres, d'ailleurs plus représentatifs que vous? Quel danger représentez vous pour qui? C'est quoi la suite de votre feuilleton?
Je vous prie de ne pas décevoir en tombant si ...
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