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Le Fmi somme Yayi
La lettre du chef de mission du Fonds monétaire international (Fmi) pour le Bénin, au ministre de l’Economie et des Finances est on ne plus péremptoire. En effet, dans sa correspondance, monsieur Johannes Mongardini conditionne la révision de la lettre de cadre à la clarification par les services du ministère en charge des Finances « d’un montant d’environ 68 milliards dépensés pendant le premier semestre de 2009 sous ordres de paiement(Op) hors de la chaîne des dépenses … ».
Cette sommation, qui ne dit pas son nom, n’a pas laissé le gouvernement indifférent, bien au contraire. Voyant les conséquences qui pourraient en découler pour l’économie béninoise, actuellement au creux de la vague, il s’est dépêché de prendre les mesures qui s’imposaient à lui. La décision prise en conseil des ministres, sommant les opérateurs économiques créanciers de l’Etat de venir justifier leurs créances, sonne donc comme une réponse appropriée et exécutoire à l’interpellation du Fmi. Tout laisse croire alors que le gouvernement de Boni Yayi a le feu aux fesses. Confronté à des difficultés financières cruciales, consécutives à la gestion hasardeuse et laxiste dont il a fait montre ces deux dernières années, il se trouve contraint de se soumettre sans condition aux mesures d’assainissement et de redressement que lui imposent ses partenaires et autres bailleurs de fonds pour le sortir du gouffre.
Il y a lieu d’avouer que c’est une bonne leçon au régime du changement, qui a péché par son incapacité à gérer et entretenir l’euphorie financière qui a semblé se dessiner au début du mandat de Boni Yayi. A un peu plus d’une année des prochaines échéances électorales, qui s’annoncent cruciales pour le pouvoir en place, la présente situation d’incertitude économique ne saurait être de bonne augure pour lui, alors que l’on est à une période où il a besoin de maintenir dans le pays un climat de sérénité. Une aubaine pour l’opposition ?Alain C. Assogba version (04-10-2009) dans la catégorie une
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saralfam1 01-10-2009 08:35
Je me demande si tout ce qui s'écrit sur le Bénin n'est que manoeuvre et manipulation. Cependant j'en suis inquiet tant le silence des cadres du gouvernement est pesant. Le ministre d'Etat KPI pourrait tout de même réagir pour balayer tout ça d'un revers de la main. Je suis convaincu que le gouvernement va réagir bientôt pour apporter 1 éclairage nouveau. Le Bénin manque-t-il d’autant de compétences pour être accusé de gérer de manière aussi hasardeuse les fonds publics sans respecter l’autorisation préalable du parlement et sans tenir compte de la chaîne des dépenses ? Si cela s’avérait vrai, le peuple doit se préparer à des années de diète car tous les trous faits doivent être comblés en privant davantage les populations. Est-ce le prix à payer pour avoir fait confiance à YB qui a promis gouverner autrement ? Certes, c’est 1 gouvernance autre ; mais dans le mauvais sens. En effet, aucun régime au Bénin en moins de 3 ans de gestion n’avait accumulé autant d’actes de mauvaise gestion et surtout ces + de 100 milliards d’arriérés intérieurs de paiement. Le seul critère de convergence de l’UEMOA respecté honorablement c’est celui de la pression fiscale (Recettes fiscales/PIB). Autrement dit, il a été exigé et obtenu du peuple de payer plus d’impôt. Mais l’usage qui en a été fait est bien là et crève les yeux. Mobilisons-nous pour arrêter l’imposture.
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