Olga da Silva/ Directrice générale de l’hôtel Plm Alejo (17-03-2009)
[1033 lecteurs] « Nous œuvrons pour que Yayi passe au premier tour en 2011 » La directrice générale de l’hôtel Plm Alejo, Olga da Silva, fait partie des tout premiers soutiens du président Boni Yayi en 2006. Ce qui lui a permis certainement d’être la coordonnatrice des Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe) dans la commune de Sèmè-Podji. A ce titre, elle s’est beaucoup battue pour la victoire de la mouvance aux dernières élections communales dans sa localité. Dans cette interview, elle a parlé de la journée internationale de la femme et de ses implications. Elle a également saisi cette occasion pour révéler les orientations du gouvernement dans le cadre de la transformation de l’hôtel Plm Alejo.
Il a été célébré au Bénin et dans le monde entier, la quatrième journée internationale de la femme. En tant que femme, quelles réflexions cela vous inspire ? Ce n’est pas inutile cette célébration, puisqu’on sait que les femmes sont marginalisées dans la gestion de la chose publique. Je crois qu’elles sont appelées l’être faible. Par rapport aux hommes, elles n’ont pas la même évolution. C’est pour cela que la journée internationale de la femme a été instituée. Il y a toujours une différence entre la fille et le garçon. La fille est forcément vouée à certaines tâches, tandis qu’on laisse le garçon s’épanouir. A cette occasion, le président de la République, Boni Yayi, a décidé de porter le taux de participation des femmes à son gouvernement à 30%. Pensez-vous que c’est l’une des meilleures décisions qu’il a prises ? Lorsqu’il a formé son gouvernement constitué uniquement de quatre femmes, je faisais partie des personnes qui n’étaient pas allées contre le président Boni yayi. Je m’étais expliquée. Pour former un gouvernement, il consulte les forces politiques qui lui font des propositions de noms. Je vous assure que la majorité de ces partis ne font que proposer des hommes. Comme on lui dit de travailler avec eux à cause de l’ouverture politique, il ne peut nommer que des hommes dans ces conditions-là. Il lui arrive de nommer des femmes. Cela vient directement de lui, peut-être qu’il a son quota. Je ne sais pas comment ça se passe. Nous avons actuellement 30 ministres au gouvernement. Si c’est le même nombre de ministres ou comme les gens lui font la proposition de 25 ministres, cela veut dire que nous aurons 08 à 10 femmes dans l’exécutif. Dites-moi dans quel parti politique vous voyez des femmes monter au créneau, à moins que ces hommes politiques proposent soit leurs épouses, soit leurs maîtresses. Ce qui fait que nous voyons des femmes qui n’ont jamais milité quelque part apparaître au gouvernement. Je n’ai pas ma langue dans ma poche. Si on doit augmenter le nombre de femmes au gouvernement, et qu’elles ne soient pas des militantes, je suis complètement contre, parce qu’il faut qu’elles soient des femmes du terrain et qui font quelque chose au moins. Si on doit augmenter le nombre de femmes au gouvernement pour la forme, je crois qu’il faut préconiser une politique qui va les encourager à militer et à être dans les organes de prises de décisions au niveau des partis politiques, parce que je crois que c’est eux qui animent la vie politique. Alors, il faut d’abord augmenter le nombre de femmes quand on veut proposer des candidats pour les élections législatives et communales et les mettre en bonne position. Déjà, on va les intéresser à la vie politique. Il faut mener bien la réflexion.
Vous souhaitez les femmes militantes au gouvernement. Vous pensez qu’avec elles, il y aura un changement dans la gestion de la chose publique ? Est-ce que c’est pour avoir un changement dans la gestion de la chose publique qu’on veut des femmes au gouvernement ? Les choses vont être gérées de la manière dont elles sont gérées. Mais c’est sûr que si les femmes sont aux affaires, c’est autre chose, parce qu’elles ne sont pas comme des hommes qui ont une multitude de maîtresses. Quand un homme est à un poste de responsabilité, le nombre de ses maîtresses augmente dans la plupart des cas. Ce qui doit l’obliger à les satisfaire toutes. Vous voyez que la réflexion est autre, tandis qu’une femme mise dans les mêmes conditions se préoccupe de son travail d’abord. Elle s’occupe prioritairement de ses fonctions. Au-delà de cela, c’est quand même bien qu’il y ait plus de femmes au gouvernement, parce que c’est effectivement choquant qu’il n’y ait seulement quatre femmes dans l’équipe actuelle du président Boni Yayi. Je réaffirme que ce n’est pas la faute du chef de l’Etat. Dans les partis politiques, il y a des conditions difficiles pour qu’une femme qui vit dans un foyer puisse assumer. Les réunions politiques commencent tard la soirée. Après sa sortie du boulot, il faut qu’elle aille à la réunion politique qui peut durer jusqu’à 22 heures et plus. Vous pensez que dans ces conditions, qu’elle peut militer dans un parti politique? Je crois que la question est beaucoup plus profonde que cela. Il faudrait que les mentalités changent. L’homme et la femme doivent se faire confiance. Quand l’homme revient des réunions politiques tard dans la nuit, la femme ne lui fait pas d’histoire, parce qu’elle sait que son mari fait la politique. Il faudrait que les hommes acceptent que leurs femmes fassent aussi la politique et qu’ils s’entendent pour gérer la maison. Le problème est beaucoup plus à ce niveau. En tant femme vous dirigez les Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe) à Sèmè-Podji. Vous contrôlez le terrain aujourd’hui. Est-ce que l’on peut mettre ses acquis à l’actif d’une femme militante et combattante qui a su mobiliser les forces autour d’elle ? Je soutiens la vision du docteur Boni Yayi depuis les présidentielles. Je savais qu’il allait mettre en œuvre ses promesses politiques de campagne. Pendant les présidentielles, nous avons expliqué aux populations que c’est l’homme qu’il faut pour un Bénin nouveau. Le travail a commencé depuis 2006. Quand il est arrivé au pouvoir, il nous a favorisé le travail, parce qu’il a commencé par respecter ses engagements électoraux. Nous sommes chargés de l’exécution de sa vision. Nous nous sommes battus pour que les microcrédits entre 30000f et 50000f soient accordés aux femmes de Sèmè-Podji à la base pour leurs petites affaires. Nous, nous sommes restés à leurs côtés. Elles n’avaient rien du tout pour démarrer une activité commerciale. Elles vont spontanément soutenir la liste du président Boni Yayi aux élections, quand on va la leur présenter. Ce sont les femmes qui ont contribué à notre victoire à Sèmè-Podji. Elles ont compris que le président de la République est venu pour travailler pour elles. C’est aussi simple que cela. Après cette victoire, il y a eu la réélection controversée du maire Mathias Gbèdan et la fermeture des carrières. Pour ce qui est de la réélection du maire, la Fcbe a politiquement percé dans la commune de Sèmè-Podji. Dans un conseil communal, il faut avoir la majorité pour pouvoir diriger. Après la proclamation définitive des résultats et la reprise des élections dans l’arrondissement d’Aholouyèmè, la Fcbe a eu 11 sièges, le Prd en a eu 11 également et les indépendants 03. Pour avoir la majorité, il faudrait que nous ayons 13. Donc, il fallait trouver les deux autres quelque part. Dieu a voulu que nous ayons 02 parmi les conseillers Prd. Vous pensez que vous allez jeter une manne que Dieu vous a donnée ? Je suis très voyante. Nous n’avons pas été chercher le maire Gbèdan et l’actuel chef d’arrondissement d’Agblangandan. Ils sont venus vers nous depuis la proclamation des résultats par la Cena, parce que si vous militez pour une force politique, vous voulez des avantages, surtout si des promesses vous ont été faites. Vous allez vouloir qu’elles soient respectées. Ils étaient plus de deux à venir vers nous. L’erreur qu’a commise le Prd est que les siens sont partis dans une maison pour mettre en place le conseil communal, parce que les populations ont bloqué son installation suite aux résultats tronqués de la Cena. C’est cette erreur qui leur a été fatale, car les conseillers, à qui ils ont fait des promesses avant les élections, ne se sont plus retrouvés aux postes qu’on leur avait promis. La confiance a été donc rompue. C’est de là qu’ils sont venus tranquillement vers nous. Pendant les recours, ils voulaient que nous installions le conseil communal, parce que leur nombre qui était de cinq nous était suffisant. Mais, nous avons dit non, pour montrer que la Cena n’a pas respecté les résultats du terrain. Les recours nous ont amenés jusqu’à la reprise des élections. Certains d’entre eux ne sont plus revenus. Nous n’avions mis en place que le schéma qui existait avant l’épuisement de tous les recours par la Cour suprême.
Pour la fermeture des carrières de sable, vous pensez qu’elles devraient être fermées depuis fort longtemps ? Mais, il ne faut pas que les gens pensent que c’est cela qui arrêtera l’érosion côtière. Mais, ça favorisera la réalisation des œuvres contre l’avancée de la mer. C’est la signification de la décision du gouvernement. Si le gouvernement n’a pas fait le forcing auparavant, c’était pour éviter qu’on lui prête l’intention de faire de la chasse aux sorcières contre le Prd qui dirigeait la mairie. Aujourd’hui, c’est la mouvance qui a Sèmè-Podji en main. C’est plus facile de faire appliquer les décisions du gouvernement. D’accord, cela entraînera les problèmes, parce que ce n’est pas gai pour les jeunes qui travaillaient dans ces carrières de se retrouver au chômage. Je pense que nous gérons notre pays, tout en sachant qu’il fallait fermer les carrières de Sèmè-Podji. Nous devions mettre en œuvre les solutions de rechange pour trouver du travail à ces jeunes en question. On ne peut pas dire de fermer d’abord et chercher des solutions après. Je suis un peu déçue. Au regard des problèmes sociaux engendrés par la fermeture des carrières de sable, comment la Fcbe sortir d’une telle situation ? Je sais qu’il y a déjà des mécontents. Les jeunes de la Fcbe s’attendaient à des retombées de la mairie comme leurs amis d’en face, quand le Prd gérait Sèmè-Podji. Ces jeunes sont déçus du fait que, ce soit deux ou trois semaines après la prise de la mairie par la Fcbe que la décision du gouvernement est rentrée en vigueur. Nous dirigeons des jeunes qui croient au président Boni Yayi. Nous leur avons expliqué que c’est pour le bien de Sèmè-Podji que cette décision a été prise. Pour leur trouver des emplois, ils n’ont qu’à compter sur nous et le président de la République. Ils ont compris notre message. Et, laissez-moi -vous dire que si vous voyez des mécontentements sur le terrain, ce ne sont pas des jeunes de la Fcbe. Ce sont ceux du Prd, parce que c’est eux qui géraient la chose. Donc, c’est eux qui ne sont pas contents sur le terrain, parce que nous sommes en train de trouver d’autres débouchés aux jeunes de Fcbe. Par ailleurs, vous dirigez en tant femme aujourd’hui l’hôtel Plm Aledjo. Quel est l’état de santé actuel de ce centre hôtelier ? L’hôtel Plm Aledjo est une structure de l’Etat, mais différente des autres sociétés hôtelières publiques. Si nous allons faire les choses normalement, un Etat ne peut gérer un hôtel. Une société d’Etat a forcément un monopole. Or, un hôtel ne peut avoir une activité qui constitue un monopole. C’est la concurrence avec les autres entreprises hôtelières de la place. L’Etat n’est pas là pour gérer la concurrence. Je pense que c’est cela que le gouvernement du président Boni Yayi a compris et notre nomination a été accompagnée d’un décret de transformation de l’hôtel Aledjo en un guest-house. L’hôtel Aledjo est un symbole pour le Bénin. Il est difficile à l’Etat de le céder, parce qu’il constitue un symbole pour notre démocratie. Donc, qu’est-ce qu’il faut faire ? C’est ainsi que le gouvernement a mûri des réflexions pour transformer cet hôtel en guest-house.
Qu’est-ce que cela veut dire ? Cela veut dire que c’est un endroit où l’Etat reçoit prioritairement ses invités de marque. Le guest- house permet à l’hôtel d’avoir une activité de monopole, parce que ses invités de marque doivent y rester prioritairement. C’est ce que le gouvernement a commencé, c’est la rénovation toutes les villas qui sont là. Aledjo est constitué de villas. Il ne porte que le nom d’hôtel. Quand on finira la transformation, on dira guest-house Aledjo. Un guest-house est d’un certain standing. Nous gérons la situation au quotidien, parce que nous avons des employés qui ont des familles. Souvent quand une restructuration de ce genre commence, on envoie tout le monde au chômage technique. Mais, nous nous sommes dit que nous allons essayer de tenir la route jusqu’à la fin du processus. Voilà l’état de l’hôtel Alejo.
Revenons encore à la politique. Comment entrevoyez-vous 2011 ? Quand je parle de 2011, cela fâche certains de mes compatriotes qui ne sont pas du même bord que moi. Mon problème est que toutes les promesses du président Boni Yayi se réalisent. Pour moi, 2011 doit être juste une formalité, parce que si vraiment le chef de l’Etat met en œuvre sa vision, il n’y a pas de raison qu’il ne passe pas. Nous, nous œuvrons pour que Yayi passe au premier tour en 2011. Tout ce qui lui est reproché au président est le fait, disent-ils, de ne pas respecter les engagements, parce qu’il les a pris entre deux tours. Yayi n’est pas venu pour faire de la politique, mais c’est la situation politique du pays qui l’amène sur ce terrain.
La vision du chef de l’Etat est de mettre en œuvre sa politique avec ses technocrates. C’était cela, si vous regardez son premier gouvernement. Cela a amené des problèmes. Après les élections législatives, on n’a pas eu la majorité absolue au Parlement. Le fait d’avoir négocié à gauche et à droite, l’a obligé à changer les donnes. Et, c’est au peuple de le juger. Donc si j’ai un appel à lancer, c’est de demander aux Béninois de laisser le président Yayi faire ses deux mandats. Il faut le laisser travailler, afin de lui permettre d’avoir le deuxième mandat et nous allons voir si notre pays ne va pas changer.
Réalisation : Jules Maoussi version (-) dans la catégorie Interview
Mme Da SILVA a raison, comme nous sommes au Bénin et tout est possible. Mme, tu as droit de faire ce tu veux dans le pays. Le pays est pour vous. Mais, saches que la justice divine est là pour vous juger au moment venu. Hier, vous étiez où? Comment avez vous diriger là où vous étiez? le pays n'apartient pas seulement au jeune FCBE, et c'est à eux qu'il faut treouverla solution après la fermuture inumhain de la carrière du sable. Même si c'est votre idée, sachez que ce n'est pas et ce sera jamais le cas. Nous payons tous nos impôts. Vous devez aussi savoir une chose, FCBE n'a jamais la majorité à Sèmè Kpodji, sur 25 cionseillers, vous avez avec l'aide de la Cour suprême, 11 conseillers. c'est celà la vérité. Malgré tant de l'argent du contribuable dépensé, vous n'avez pas eu la majorité. Merci de comprendre.
Olga da Silva a fait un aveu : le microcrédit est bien un instrument de campagne électoral, primo. Deusio, yayi n'a jamais cessé de faire campagne depuis qu'il est élu, secundo.
C'est de la concurrence déloyale, sur le marché politique bien sûr.
Chers amis internautes, voici un article du Grand Journal sur Mme Olga da SILVA, la corrompue d'hier promue par le Pr YAYI pour la seule compétence: chanteur de louange du Plus que Dieu. J'invite les uns et les autres à me donner leur avis.
L
Depuis que le président Boni Yayi a promis que dans son prochain gouvernement, il y aura 30% de femmes, des agitations s’observent dans certaines associations féminines et au sein des femmes FCBE. Même celles à qui le gouvernement reproche des faits graves de malversation croient en leur chance parce que sous le changement, la moralisation de la vie publique est morte et l’impunité encouragée. Que Olga da Silva, directrice de l’hôtel PLM Alédjo se permette d’annoncer des critères pour être nommée femme ministre, c’est une injure au peuple de la part d’une dame à qui il est reproche des faits graves de malversation.
Romain L. KIKI
Dans son projet de société, Boni Yayi a écrit « L’éradication de la délinquance économique sera un objectif à très court terme…Ce qui va également changer, c’est la méthode de travail. ». Trois ans se sont écoulés et le constat est décevant. S’il y a des domaines dans lesquels le régime du changement excelle, celui de la promotion des personnes impliquées dans des affaires de corruption est en bonne position.
Rassurée que l’impunité et la promotion des managers indélicats est la tendance à l’ère du changement, Olga da Silva, directrice de l’hôtel PLM Alédjo se fondant sur son propre cas s’invite
la suite Rassurée que l’impunité et la promotion des managers indélicats est la tendance à l’ère du changement, Olga da Silva, directrice de l’hôtel PLM Alédjo se fondant sur son propre cas s’invite sans vergogne dans le débat public.
A qui la faute ? Le conseil des ministres a étudié le 16 août 2007, des rapports d’enquête et de vérification de gestion. Olga da Silva, ancien administrateur provisoire de l’hôtel Croix du sud était parmi les personnes épinglées. Ce fameux conseil des ministres lui a reproché d’avoir recouvré au nom de l’hôtel des recettes de quinze millions non reversées dans les caisses de l’entreprise. Il lui est également reproché des augmentations fictives de prix demandées aux fournisseurs. Au cours de cette même séance, le gouvernement a instruit les ministres concernés pour engager contre elle des poursuites judiciaires et de la sanctionner administrativement.
Mais depuis, c’est silence radio.
Paradoxalement, Olga da Silva a été promu Secrétaire des femmes au sein de l’alliance de partis FCBE de Boni Yayi. Mieux, elle est la coordonatrice de la FCBE de Sèmè Podji. Forte de cette impunité qui caractérise désormais le régime de Boni Yayi, cette dame qui devrait se retrouver derrière les murailles de Saint Jean ou tout au moins être relevée de ses fonctions actuelles, déclare mardi dernier dans une interview accordée au quotidien « La Nouvelle Tribune », « …Si on doit augmenter le nombre de femmes au gouvernement, et qu’elles ne soient pas des
Si on doit augmenter le nombre de femmes au gouvernement, et qu’elles ne soient pas des militantes, je suis complètement contre, parce qu’il faut qu’elles soient des femmes du terrain… ». De quoi je me mêle ? ou ne devrait-elle pas ajoutée que ces femmes ne doivent pas avoir de casseroles ?
Dans le même entretien, elle poursuit en disant « Est-ce que c’est pour avoir un changement dans la gestion de la chose publique qu’on veut des femmes au gouvernement ? Les choses vont être gérées de la manière dont elles sont gérées ». D’une part cette déclaration est scandaleuse, mais pas étonnante venant d’elle. D’autre part, c’est la preuve qu’elle ne croit pas au changement qu’elle chante. Qu’elle n’est ni ambitieuse et pense que les choses vont être gérées de la même manière qu’elle a administré l’hôtel Croix du Sud. Nous sommes convaincus qu’il y a dans ce pays des femmes intègres, ambitieuses et très compétentes capables de gérer autrement et c’est parmi celles là qu’il est souhaitable que Boni Yayi cherche, s’il devrait effectivement réaliser cette promesse là. Et non parmi celles qui chantent le changement et n’y croient pas.
Cependant, le contraire ne surprendra personne puisqu’au sein du gouvernement actuel, il est dénoncé des « repris de justice » sans que cela n’émeuve celui qui avait pourtant promis faire de la moralisation de la vie publique son cheval de bataille.
Lire quelques extraits du conseil des ministres du 17 août 2007 Le contenu de ces rapports confirme la profonde dégradation des mœurs administratives et les pratiques peu orthodoxes de gestion administrative, financière, comptable, matérielle et technique qui malheureusement caractérisent l’administration publique béninoise. Fidèle à sa politique de bonne gouvernance, d’obligation de reddition de compte, de moralisation de la vie publique, de lutte contre la corruption et l’impunité, le conseil a décidé, en raison des irrégularités et malversations constatées, des mesures ci-après à l’encontre des personnes dont les noms suivent …
Madame Olga da Silva ancien administrateur provisoire de l’hôtel Croix du sud : mise en débet et émission d’ordre de recettes pour la somme de 15 millions, représentant des recettes recouvrées et non renversées à l’hôtel ainsi que des augmentations fictives de prix, demandées aux fournisseurs…
Nonobstant le remboursement, des sommes mises à la charge de chacun, des instructions sont données aux ministres compétents pour engager contre eux des poursuites judiciaires et prendre les sanctions disciplinaires le cas échéant.
J'aurais prefere que son credo soit " Oeuvrer pour que l'hotel PLM ALEDJO soit le meilleur hotel du Benin en 2011. " Voila ce qu'on peut attendre d'elle en tant que Directrice de l'hotel, c'est pour cela que les contribuables lui paient son salaire. Les contribuables ne paient pas le salaire d'une Directrice de societe d'Etat pour qu'elle oeuvre au maintien d'un president en exercice. Mme Olga da Silva, ce n'est pas votre job!
C'est une des nombreuses preuves que YB n'a rien change a la gouvernance dans notre pays. C'est malheureux, vraiment malheureux.
Pourquoi UN JOURNALISTE ne peut pas faire un document sur toutes ces aberrations du regime, et pondre un papier en beton !
Journalistes de mon pays, ayez l'ambition d'etre celebre ! Que votre nom soit cite parmi les journalistes les plus craints du pays.
Je note avec sourire qu'à la fin de l'interview - comme elle le fait souvent dans sa chapelle de l'Eglise Evangélique Universelle du Bénin - Mme da Sylva invite tous les béninois à accorder au Pdt YAYI "ses" deux mandats. Ici, nous ne sommes pas dans une église, donc je peux me permettre quelques observations. D'abords, est-ce qu'il y a une obligation constitutionnelle à faire deux mandats? Nulle part, dans notre constitution, il n'est écrit que le Président élu doit faire obligatoirement 10 ans au pouvoir, et que si tel n'est pas le cas, ce sera la catastrophe,..la fin du monde. Notre constitution est claire: le deuxième mandat se mérite, il est donc facultatif. En outre, on nous ressasse que le Chef a une vision; or une vision n'est pas un slogan, et ce sont des actes qui donnent un sens à la vision. Malheureusement, il y a aujourd'hui un grand fossé (ou un océan) entre ce qui est pompeusement dit, et ce qui est fait. Je constate que Mme da Sylva est l'un des millions d'exemples de la négation du "changement" prôné, puisque la sanction administrative qu'appellent ses délits, la privait déjà de son poste de directrice. Je n'ose même pas évoquer les nominations - à de hautes fonctions de l'Etat- des repris de justice, d'anciens prisonniers coupables de diverses fraudes et malversations; ces gens sont bien connus dans la société, si bien qu'on n'a plus besoin de leur casier judiciaire pour les reconnaître. C’est ça avoir de la vision? Cette vision-là pour 10 ans?
Le cas le plus grave est celui de la nomination d'un des Préfets actuels; il est à la tête d'un des plus grands départements de notre pays. C'est un drame! J'ai peur aujourd'hui pour les parcelles de terrain de nos modestes fonctionnaires, de nos pauvres populations qui sont dans les zones dont il a la commande, en particulier les zones non encore loties. Avant sa nomination, il est connu pour être un spécialiste du trafic des permis d'habiter, des arrêtés préfectoraux illégaux (qui sont anti-datés), et ce, grâce à son réseau et ses liens avec un ancien Préfet admis dans l'antichambre du pouvoir actuel. Avec la signature de ce dernier, notre nouveau préfet vous sortait, en quelques jours, au prix de 200.000 FCFA seulement, des actes domaniaux frauduleux qui nourrissent les conflits et l'expropriation. Le réseau (qui a des ramifications au niveau de la justice) bénéficie par ailleurs d'un certain pourcentage sur la vente des parcelles de terrain expropriées. Ce préfet a fait la prison à cause de ce "boulot", ce n'est pas une information cachée. Par conséquent, sa nomination ainsi que celle de son complice et parrain politique à la présidence ne sont pas des "erreurs", ce sont des fautes graves, très graves mêmes. Je ne conçois donc pas qu’un homme, qui a la vision de changer quelque chose par rapport aux pratiques malsaines, mafieuses et anti- développement, puisse s’accommoder sans gêne, dans son entourage immédiat, de la présence de telles personnalités.
Pour finir, je parlerais de ces slogans creux de "changement" et "émergence" exportés du Sénégal. Je me rappelle que c'est le Président WADE, bien avant 2006, qui était le chantre de "sopi" qui signifie en wolof "changement" et du "Sénégal émergent". Mais je constate aujourd'hui que le maître à penser de ces choses, disons de ces deux produits made in Sénégal, n'en a pas fait une religion tapageuse et hystérique. Dans toute l’Afrique, c’est seulement au Bénin que le Pdt WADE a trouvé un disciple pour répandre dans son pays l’évangile de "l’émergence" et du "changement", sans pouvoir donner un contenu réel à ces slogans. Pour moi, et c'est mon opinion personnelle, la vision de "l'émergence" est une vision qui manque d'ambition, c'est pourquoi elle n'aura pas d'adeptes, en dehors de nous. Car quand on veut rêver, il faut rêver grand. Rêvons plutôt d'être un jour un pays "développé". J'assimile, de façon schématique, le processus de développement à un cursus académique. Le cours primaire correspond au stade des pays pauvres et sous-développés comme le nôtre; les pays émergents sont à un niveau qu'on peut qualifier de " cours secondaire", alors que le stade universitaire est celui des pays développés. Tout le monde sait que, pour atteindre l'Université, il faut passer par le secondaire. Donc je souhaite, quand on est au cours primaire, si toutefois on a de l'ambition et décidé à travailler dur - il faut viser l'université, et non rêver "niveau secondaire". Alors rêvons grand!
Boris 17-03-2009 18:20
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